Pourquoi les corps de Trump et de Poutine en disent beaucoup sur leurs idées
Dans cet entretien, la blogueuse Daisy Letourneur décrypte pour le Nouvel Obs les anatomies et les gestuelles des deux chefs d'État, tout à fait en phase avec les discours réacs qu'ils martèlent. Propos recueillis par Margaux Otter, publié le 24 mai 2026.
Les poings fermés de Donald Trump
Quand il parle, Donald Trump accuse. Il pointe du doigt, montre les poings. Il agresse. Bien que vieillissant, le 47e président des États-Unis adopte une gestuelle dominante. Posture élargie, menton relevé, derrière son pupitre il multiplie les gestes amples destinés à occuper l'espace. Cette attitude n'est pas anodine : elle reflète une conception de la virilité fondée sur la force et la confrontation.
Vladimir Poutine : une virilité froide et calculée
De son côté, Vladimir Poutine cultive une image de maîtrise et de puissance. Son corps, souvent montré torse nu ou pratiquant des sports extrêmes, renforce l'idée d'un leader indomptable. Sa gestuelle, plus contenue que celle de Trump, n'en est pas moins agressive : regard fixe, sourire rare, mains souvent jointes ou posées sur la table comme pour signifier son emprise.
Une mise en scène au service d'idéologies réactionnaires
Selon Daisy Letourneur, ces postures ne sont pas de simples tics : elles participent d'une mise en scène politique qui vise à incarner une certaine idée de la masculinité, autoritaire et anti-démocratique. En montrant leur corps comme un outil de pouvoir, Trump et Poutine renforcent leurs discours nationalistes et conservateurs.
Cet article fait partie de la série « 3000 ans de masculinité », qui explore l'évolution des modèles virils à travers l'histoire.



