Ceuta et Melilla "partie intégrante" de l'Espagne, affirme Madrid
Ceuta et Melilla "partie intégrante" de l'Espagne, dit Madrid

L'Espagne a réaffirmé, lundi 3 août 2026, que sa souveraineté sur les enclaves de Ceuta et Melilla était "incontestable", après l'arrivée massive de quelque 60 000 migrants en provenance du Maroc dans la nuit du 29 au 30 juillet. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a déclaré lors d'une intervention télévisée : "Le fait que Ceuta et Melilla fassent partie intégrante du territoire espagnol est incontestable, aux yeux du monde entier."

Une crise migratoire sans précédent

Selon Madrid, la "quasi-totalité" des personnes ayant franchi illégalement la frontière jeudi et vendredi, principalement des jeunes Marocains, ont depuis été renvoyées au Maroc. Le délégué du gouvernement local de Ceuta, Miguel Angel Perez Triano, a indiqué que le nombre de personnes encore présentes dans l'enclave était estimé à 2 500, tandis que le président de la ville, Juan Jesus Vivas, avançait un chiffre compris entre 3 000 et 5 000.

Des mineurs toujours dans l'enclave

Près d'un millier de mineurs non accompagnés sont restés à Ceuta, selon l'ONG Save the Children. L'AFP a rencontré durant le week-end, dans une zone industrielle désaffectée de l'enclave, des centaines de jeunes dormant en plein air, espérant toujours rejoindre l'Europe continentale.

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Une crise diplomatique avec certains partenaires européens

Cette arrivée massive a provoqué une crise diplomatique entre l'Espagne et certains de ses partenaires de l'Union européenne. L'Italie et le Danemark ont notamment appelé à suspendre l'Espagne de l'espace Schengen, bien que Ceuta, en tant que ville autonome, bénéficie d'une dérogation et n'appartienne pas à cet espace de libre circulation.

Les présides de Ceuta et Melilla, conquis historiquement dans le cadre d'une stratégie visant à établir des avant-postes de la chrétienté sur le continent africain, sont revendiqués par le Maroc. Madrid s'est abstenu de critiquer Rabat sur ces arrivées massives, interprétées par certains analystes comme un moyen de pression du Maroc sur l'Espagne.

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