En mauvais termes avec la France, l'Azerbaïdjan attise le séparatisme sur l'île de Beauté, dont le statut est arrivé en discussion ce mardi 2 juin devant la commission des lois de l'Assemblée nationale. Cette ingérence a été dénoncée par plusieurs élus corses et nationaux.
Une réunion à Istanbul en 2024
En février 2024, à Istanbul, s'est tenue une des premières réunions du Groupe d'initiative de Bakou, un club de mouvements autonomistes et indépendantistes soutenus par l'Azerbaïdjan. À la tribune, on pouvait voir Mickael Forrest, membre du gouvernement de Nouvelle-Calédonie, Maurea Maamaatuaiahutapuu, présidente de la commission des affaires étrangères du parlement de Polynésie française, et Jean-Guy Talamoni, ancien président de l'Assemblée de Corse. Cette rencontre a suscité de vives réactions en France.
Les enjeux du statut de la Corse
Le débat sur l'autonomie de la Corse est relancé. La commission des lois examine actuellement les propositions visant à accorder plus de pouvoirs à l'île, notamment en matière fiscale et législative. Les partisans de l'autonomie estiment que cela permettrait de mieux répondre aux spécificités corses, tandis que les opposants craignent une remise en cause de l'unité nationale.
L'implication de l'Azerbaïdjan, en conflit avec la France sur plusieurs dossiers internationaux, est perçue comme une tentative de déstabilisation. Bakou a déjà été accusé de soutenir des mouvements séparatistes dans d'autres territoires français d'outre-mer.
Réactions politiques
Plusieurs députés ont condamné cette ingérence. Le ministre de l'Intérieur a déclaré que la France ne tolérera aucune ingérence étrangère dans ses affaires internes. De son côté, Jean-Guy Talamoni a affirmé que le soutien de l'Azerbaïdjan n'était pas déterminant pour la cause corse.
Le débat à l'Assemblée nationale se poursuit, avec des votes prévus dans les prochaines semaines. La question de l'autonomie de la Corse reste un sujet sensible, attisant les tensions entre Paris et Ajaccio.



