Plus de 650 000 réfugiés au Soudan du Sud pourraient être privés de l'aide des Nations unies en raison d'un manque de financement, a alerté le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) dans un rapport publié jeudi 14 août. Cette décision, si elle se confirme, aurait des conséquences dramatiques pour des populations déjà vulnérables, déplacées par des années de conflit et d'insécurité alimentaire.
Une aide menacée par un déficit de financement
Selon le HCR, l'opération d'aide destinée aux réfugiés sud-soudanais dans les pays voisins, notamment en Ouganda, au Soudan et en Éthiopie, fait face à un déficit budgétaire de 40 %. Ce manque de fonds contraindrait l'agence onusienne à réduire, voire à suspendre, ses programmes d'assistance vitale, incluant la distribution de nourriture, l'accès à l'eau potable, les soins de santé et l'éducation pour les enfants réfugiés.
Une crise humanitaire qui s'aggrave
Le Soudan du Sud, indépendant depuis 2011, est en proie à une guerre civile dévastatrice depuis 2013. Des millions de personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays ou ont fui vers les pays limitrophes. Le HCR souligne que les besoins humanitaires ne cessent de croître, alors que les financements internationaux stagnent. « Nous sommes à un point de rupture », a déclaré un porte-parole du HCR, cité dans le rapport. « Sans une action immédiate, nous serons contraints de faire des choix impossibles entre des vies à sauver. »
Des conséquences désastreuses pour les réfugiés
Si l'aide venait à être interrompue, les réfugiés seraient privés de biens de première nécessité, ce qui pourrait entraîner une détérioration de leur santé, une augmentation de la malnutrition et un accès réduit à l'éducation. Les femmes et les enfants, qui constituent la majorité des réfugiés, seraient les plus touchés. Le HCR appelle les donateurs internationaux à honorer leurs engagements et à fournir d'urgence des fonds supplémentaires pour éviter une catastrophe humanitaire.
Le HCR précise que des discussions sont en cours avec les gouvernements des pays d'accueil pour trouver des solutions alternatives, mais que la situation reste critique. L'agence espère qu'un regain de solidarité internationale permettra de combler le déficit et de maintenir l'aide essentielle à des centaines de milliers de personnes.



