Gianni Infantino conserve des appuis de poids sur la scène internationale. La Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération argentine (AFA) ont toutes deux réaffirmé leur soutien au président de la FIFA, dans des communiqués publiés jeudi soir. La CAF, qui regroupe 54 fédérations membres, a été la première à manifester sa confiance, suivie par l'AFA, qui a publié un texte élogieux sur le bilan du dirigeant.
Un soutien affiché après le retrait du projet de société commerciale
La Fédération argentine a explicitement salué la décision de Gianni Infantino de retirer le projet de société commerciale, un dossier qui avait suscité de vives critiques au sein des instances du football mondial. Dans son communiqué, l'AFA a également souligné « la reconnaissance des erreurs commises au cours de ce processus et les excuses présentées dans le message adressé aux 211 fédérations membres de la FIFA ». Ce geste, perçu comme une marque de transparence, a contribué à consolider le soutien des fédérations clés.
L'instance argentine a insisté sur le fait qu'Infantino, en poste depuis dix ans, a impulsé une « transformation profonde de la FIFA […] fondée sur un modèle de gouvernance transparent, le respect des structures statutaires et le respect des procédures démocratiques ». Elle a également mis en avant « un dialogue franc et direct » entretenu avec les fédérations, un élément qui semble avoir joué un rôle déterminant dans le maintien de la confiance.
Claudio Tapia exprime sa confiance
Le président de la Fédération argentine, Claudio Tapia, a conclu le communiqué en se disant « fermement convaincu » que « la voie à suivre est de continuer à travailler sous sa direction, afin de pouvoir continuer à développer un football meilleur et encore plus inclusif ». Cette déclaration intervient alors que la FIFA traverse une période de turbulences, marquée par des interrogations sur la gouvernance de l'instance.
Il convient de rappeler qu'Infantino avait adressé une lettre très élogieuse à l'AFA à l'issue de la Coupe du monde 2022, remportée par l'Argentine. Ce geste avait été interprété comme une volonté de renforcer les liens avec l'une des fédérations les plus influentes du continent américain. Aujourd'hui, ce rapprochement semble porter ses fruits, l'AFA se positionnant comme l'un des alliés les plus solides du président de la FIFA.
Une opposition qui reste active
Malgré ces soutiens, la contestation n'a pas disparu. Plusieurs fédérations, notamment européennes, avaient exprimé leur mécontentement face au projet de société commerciale, qui visait à attirer des investisseurs privés pour commercialiser les droits de la FIFA. Le retrait de ce projet, annoncé par Infantino, a été perçu comme une reculade face à la pression, mais aussi comme une opportunité de restaurer le dialogue.
Le président de la FIFA devra toutefois composer avec une opposition qui reste vigilante. Les prochaines semaines seront décisives pour évaluer si ces soutiens suffisent à apaiser les tensions et à garantir la stabilité de l'instance dirigeante du football mondial. En attendant, Infantino peut se targuer de compter sur des alliés de poids, tant en Afrique qu'en Amérique du Sud, deux régions clés pour l'avenir du football.



