Le festival de Néoules, plus vieux festival de musique actuelle du Var, a clôturé sa 35e édition avec une fréquentation en baisse : 3 000 festivaliers payants, soit 1 000 de moins que l'année précédente. Les organisateurs, malgré les difficultés, se disent satisfaits et soulagés d'avoir maintenu l'événement malgré un contexte difficile.
Une édition sous contraintes
La baisse de fréquentation s'explique par plusieurs facteurs, selon Valérie Poirrier, administratrice et bénévole depuis 10 ans : « Il y a toujours des aléas plus ou moins importants selon les années. Mais pour résumer, depuis un moment il y a le coût de la vie. Et puis, cette année la canicule n'a pas arrangé les choses et l'arrêté préfectoral du samedi soir à cause du risque très sévère d'incendie a forcément eu un impact sur les ventes dans la journée. »
Malgré l'interdiction de manifestations dans les massifs, la soirée de samedi a pu être maintenue grâce à la maire Sophie Aboudaram, qui a engagé sa responsabilité. « Nous lui en sommes vraiment reconnaissants. C'était très courageux », souligne Valérie Poirrier.
Des retours positifs des festivaliers
Les organisateurs ont reçu de nombreux retours positifs, notamment sur la soirée de clôture. « Certains ont un peu peur avant de venir parce que nous avons une image un peu “roots” mais une fois qu'ils arrivent sur le site, l'ambiance, ils repartent contents », explique Valérie Poirrier.
Le festival a également mis l'accent sur l'écologie et le tri des déchets. Grâce à la « Brigade verte », le nombre de poubelles est passé de 8 à 3. « C'est un poste un peu en souffrance d'habitude, il faut dire que ce n'est pas très glamour de faire le tri mais c'est certainement le poste qui profite le plus des concerts », ajoute-t-elle.
Des défis financiers pour l'avenir
Le festival fait face à des difficultés financières croissantes. « Ça va être compliqué financièrement encore. Mais l'objectif est de se donner les moyens de continuer », affirme Valérie Poirrier. Les subventions ne représentent que 10 % du budget, le reste provenant de la billetterie et des partenariats.
Pour réduire les coûts, les organisateurs envisagent de créer un collectif avec d'autres festivals pour partager les ressources, comme les frigos. Ils comptent également sur la mobilisation des bénévoles et des partenaires compréhensifs.



