La Chine rejette les accusations d'ingérence de Trump
Chine rejette accusations d'ingérence de Trump

La Chine a fermement rejeté ce vendredi les accusations d'ingérence dans le processus électoral américain, formulées par l'ancien président Donald Trump. Dans un communiqué, le ministère chinois des Affaires étrangères a qualifié ces allégations de « pures inventions » et a accusé Trump de chercher à diaboliser la Chine.

Des accusations sans fondement

Donald Trump avait affirmé jeudi, lors d'un meeting en Floride, que la Chine tentait de s'immiscer dans les élections de mi-mandat de 2026. Il a notamment évoqué des cyberattaques et des campagnes de désinformation, sans fournir de preuves tangibles. « Ces accusations sont infondées et constituent une tentative de détourner l'attention des problèmes internes des États-Unis », a déclaré Zhao Lijian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Une réponse ferme de Pékin

Pékin a également mis en garde Washington contre toute escalade verbale. « Nous exhortons les politiciens américains à cesser de calomnier la Chine et à ne pas compromettre les relations bilatérales pour des gains politiques à court terme », a ajouté Zhao. La Chine a toujours respecté le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays, conformément à la charte des Nations unies.

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Contexte de tensions

Ces échanges surviennent dans un climat de tensions croissantes entre les deux puissances, notamment sur les questions commerciales, technologiques et de droits de l'homme. Les relations sino-américaines se sont dégradées depuis l'administration Trump, marquée par une guerre commerciale et des accusations mutuelles d'espionnage. L'administration Biden, bien que plus mesurée, maintient une ligne ferme vis-à-vis de Pékin.

Selon un sondage du Pew Research Center publié en juin, 67% des Américains ont une opinion défavorable de la Chine, un niveau record. Cette méfiance est alimentée par les discours politiques et les médias, mais aussi par des préoccupations concrètes concernant la propriété intellectuelle et la cybersécurité.

Réactions internationales

Plusieurs experts en relations internationales ont jugé les accusations de Trump peu crédibles. « Sans preuves solides, ces allégations relèvent plus de la rhétorique électorale que d'une analyse sérieuse », a commenté John Mearsheimer, professeur à l'Université de Chicago. De son côté, l'Union européenne a appelé à la retenue et à un dialogue constructif entre les deux pays.

La Chine a réaffirmé sa volonté de coopérer avec les États-Unis sur des sujets d'intérêt commun, comme le changement climatique et la lutte contre la pandémie. « Nous restons ouverts à la coopération, mais nous ne tolérerons pas les accusations infondées », a conclu Zhao.

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