La Chine a annoncé que le conflit au Moyen-Orient n'a pas engendré de choc énergétique majeur pour son économie, selon des déclarations officielles rapportées par l'agence de presse Xinhua. Le pays a mis en avant sa stratégie de diversification des sources d'approvisionnement en pétrole et en gaz, ainsi que ses réserves stratégiques, pour expliquer cette résilience.
Une dépendance réduite grâce à la diversification
Pékin a souligné que ses importations de pétrole en provenance du Moyen-Orient ne représentent plus qu'une part réduite de son mix énergétique. Selon les données de l'Administration nationale de l'énergie, la part du pétrole moyen-oriental dans les importations chinoises est passée de 50 % en 2010 à environ 40 % en 2025. Cette baisse résulte d'accords avec d'autres producteurs, notamment la Russie, les États-Unis et des pays africains.
La Chine a également constitué des stocks stratégiques de pétrole brut, équivalant à environ 90 jours d'importations nettes, selon l'Agence internationale de l'énergie. Ces réserves ont permis d'amortir les fluctuations de prix liées au conflit.
Un impact limité sur les prix et l'économie
Le gouvernement chinois a indiqué que les prix de l'énergie sur le marché intérieur sont restés stables depuis le début des hostilités. Le prix du baril de pétrole brut de référence en Chine n'a augmenté que de 5 % en moyenne, contre des hausses bien plus importantes lors de conflits précédents. Cette stabilité a protégé l'économie chinoise, qui dépend encore fortement des importations d'énergie.
Selon un responsable du Bureau national des statistiques, "la croissance du PIB chinois au premier semestre 2026 n'a été affectée que de 0,2 point de pourcentage par la hausse des coûts énergétiques".
Des risques persistants malgré tout
Malgré cette résilience, les analystes mettent en garde contre une escalade du conflit qui pourrait perturber les voies maritimes stratégiques, notamment le détroit d'Ormuz. La Chine reste le plus grand importateur de pétrole au monde, et toute interruption prolongée des approvisionnements moyen-orientaux aurait des conséquences graves. Pékin a réaffirmé sa volonté de continuer à diversifier ses sources et d'accélérer la transition vers les énergies renouvelables.



