La commune de Saran, dans le Loiret, s'apprête à équiper son territoire de dix caméras intelligentes destinées à identifier les auteurs de dépôts sauvages. Cette décision, rapportée par Le Parisien, fait suite à une expérimentation menée par les communes voisines d'Orléans et de Bou, dont les résultats ont convaincu les élus locaux.
Un fléau quotidien pour les agents et les habitants
Christian Fromentin, premier adjoint à la Ville et vice-président de la métropole d'Orléans chargé de la gestion des dépôts et déchets sauvages, décrit une situation préoccupante : « Nous trouvons de tout ! Déchets textiles, ménagers, restes de chantier en bordure de route ou de forêt… Cela fait du travail en plus pour les agents et les habitants ont l'impression de vivre dans une collectivité sale, alors que nous avons des systèmes de déchetteries performants. »
Ce phénomène, en augmentation, impose une charge supplémentaire aux équipes municipales et dégrade la perception du cadre de vie, malgré l'existence d'infrastructures de collecte adaptées.
Des résultats probants à Orléans et Bou
Face à cette situation, Saran s'inspire de l'expérience menée par les communes d'Orléans et de Bou, qui testent ce dispositif depuis 2025. Les résultats obtenus ont été décisifs : en une année, 160 amendes ont été dressées, pour des montants compris entre 250 et 1.800 euros. Au total, près de 70.000 euros ont ainsi été facturés aux contrevenants.
Ces chiffres ont convaincu les élus de Saran de miser à leur tour sur cette technologie pour lutter contre les infractions environnementales.
Un fonctionnement basé sur la lecture des plaques
Le système repose sur des caméras mobiles capables de photographier les véhicules impliqués dans les dépôts sauvages. « Cela nous permet, grâce au numéro d'immatriculation du véhicule, de retrouver la personne et de pouvoir la verbaliser en lui envoyant l'amende à domicile, comme un PV pour une infraction routière », explique Christian Fromentin.
Ce dispositif représente toutefois un investissement pour les collectivités, estimé à 10.000 euros par caméra. Pour Saran, le déploiement de dix caméras devrait donc représenter un coût total de 100.000 euros.