Ce mardi 13 octobre, à l'occasion de la cinquième Journée nationale de la résilience, une cinquantaine d'élèves de cinquième du collège Marcel-Pagnol de Toulon ont participé à des ateliers de sensibilisation aux risques majeurs en préfecture du Var. Des collégiens de Jean-Moulin à Brignoles ont également assisté à la même session en sous-préfecture plus tôt dans la journée. Massage cardiaque, gestion de crise, kit de survie : ils se sont exercés à faire face aux risques d'incendie, d'inondation ou encore d'accident nucléaire.
Une journée pour inculquer la culture du risque
Instaurée en 2022, cette journée vise à inculquer la culture du risque afin que la population soit prête en cas de crise. Elle est distillée tout au long de l'année. À Toulon, c'est Guillaume Afonso, directeur de cabinet du préfet du Var, « son bras droit », précise-t-il, qui accueille les élèves. Il leur demande : « C'est quoi la résilience ? » Et de devancer la réponse : « C'est se dire que la prochaine fois, on fera mieux. Pour ça, il faut être préparé. »
Des ateliers pratiques et ludiques
Les collégiens sont répartis en quatre groupes pour participer à des ateliers. Un jeu de rôle proposé par Michel Lefebvre, gestionnaire de défense et de sécurité civile, leur permet de s'initier à la gestion de crise, son organisation, ses acteurs et sa nécessaire préparation. Ils réfléchissent aussi à la composition de leur kit de survie. Dans un des salons de la préfecture, les bénévoles de l'association Prévention Maif s'appuient sur un jeu de société pour leur faire découvrir les multiples visages des crises : incendie, inondation ou encore accident nucléaire. Dans un autre, un groupe s'exerce aux gestes de premier secours avec la Protection civile et l'antenne varoise de l'Union française des œuvres laïques d'éducation physique (Ufolep).
Des gestes qui peuvent sauver
« Même si on n'est pas professionnel, on peut toujours aider », a appris Oyahan, tandis que Mila rappelle : « La PLS (position latérale de sécurité, Ndlr), c'est seulement si la personne respire. » Guidés par Matthieu Chateaux, chef du service interministériel de défense et de protection civile, d'autres collégiens visent le centre opérationnel départemental, où sont gérées les crises que traverse le Var. Ils y découvrent les différents moyens d'alerte à la population et se familiarisent avec les mécanismes de coordination et de prise de décision.
Les enfants, vecteurs de sensibilisation
« J'imaginais ça comme dans les films, reconnaît Samuel, juste après avoir quitté sa place dans la salle de gestion de crise. En vrai, c'est beaucoup moins impressionnant ! » L'intérêt des enfants est manifeste. Ils s'intéressent, posent des questions. « Ils sont tout à fait capables de se mobiliser s'ils comprennent le sens », estime Guillaume Gragnani, le principal adjoint du collège Marcel-Pagnol. Grâce à la dimension ludique de la journée, l'objectif semble atteint. En l'occurrence, « l'acculturation au risque », souligne Guillaume Afonso. « On commence très tôt cette sensibilisation. Parce que les enfants sont des vecteurs. Et parce qu'en raison des risques climatiques, c'est particulièrement important pour cette génération qui va vivre toute sa vie avec. » Mélyna, 12 ans, sort ravie du centre opérationnel départemental : « Je vais en parler à ma mère et à mon frère dès ce soir ! »