À Nice, la présence des moustiques varie fortement d'un quartier à l'autre, parfois à quelques rues près. Claire, qui vit avenue du Docteur-Robert-Moriez près du parc Paradiso, ne voit aucun moustique, tandis que Lucie, en bas de l'avenue George-V, ne peut plus profiter de sa terrasse sans se faire piquer. « J'avais beaucoup de moustiques l'an dernier, j'ai donc acheté des moustiquaires… que je n'ai finalement jamais installées cet été », témoigne Claire. Cette disparité au sein d'un même secteur interroge, alors que la végétation est similaire.
Les eaux stagnantes, principale cause
Pour Fabrice Dassonville, responsable du service santé environnement de la délégation Alpes-Maritimes de l'ARS, la clé réside dans les gîtes larvaires. « S'il n'y a pas de lieu de ponte, il n'y a pas de moustiques. Et une simple coupelle d'eau suffit pour qu'ils pondent », explique-t-il. Il insiste sur la responsabilité collective : « En métropole, nous commençons seulement à en prendre conscience collectivement. »
Quatre quartiers sous surveillance à Nice
L'été dernier, la mairie de Nice a identifié quatre zones particulièrement infestées : la colline du Château, le mont Boron, le port et Cimiez. Des pièges high-tech y ont été installés pour compter les moustiques-tigres avant de les piéger dans des filets. Les habitants peuvent aussi signaler les zones à risque pour affiner la cartographie.
Les actions de prévention de l'ARS
L'ARS multiplie les actions de terrain : stands à l'aéroport de Nice, interventions en jardineries pour sensibiliser les jardiniers. « Nous sommes allés au maximum de ce que peut faire l'État », assure Fabrice Dassonville. L'éradication totale est impossible, mais des gestes simples peuvent réduire drastiquement le nombre de moustiques.
Les conseils pour limiter la prolifération
L'ARS recommande de consulter un médecin en cas de symptômes de maladie transmise par le moustique tigre, de respecter l'isolement si nécessaire, et surtout de supprimer toute eau stagnante autour de chez soi. Fabrice Dassonville déconseille les démoustications de confort, inefficaces sur le long terme et qui renforcent la résistance des moustiques aux insecticides.
Pour l'instant, aucun situation critique n'a été signalée dans le département, mais la vigilance reste de mise. Les vacanciers revenant de zones à risque pourraient introduire de nouveaux cas, et les moustiques piquent jusqu'en octobre pour assurer leur ponte pour l'été prochain.



