Un couple de Colomars, commune limitrophe au nord de Nice, a découvert dimanche 10 août l'un de leurs deux boucs dévoré sur leur terrain de 7 000 m². L'animal avait disparu vendredi 7 août sur la corniche Antoine-Léon-Laugier. Selon Calvin Ferreira, l'un des propriétaires, il ne restait que la tête et les pattes de l'animal, la carcasse ayant été entièrement consommée par des vers. Le couple soupçonne un loup d'être à l'origine de cette attaque, une hypothèse renforcée par l'absence d'autres prédateurs plausibles dans la région.
Des indices qui pointent vers un loup
Calvin Ferreira, qui avait lancé un appel sur Facebook pour retrouver son bouc, affirme que l'attaque ne peut pas être le fait d'un chien errant, d'un renard ou d'un sanglier. « J'ai appelé la mairie, qui m'a passé la gendarmerie, qui m'a donné le numéro du lieutenant de louveterie, explique-t-il. Mais ils m'ont répondu qu'ils ne s'occupaient que des cas concernant les professionnels de l'élevage, et donc qu'il n'y aurait pas d'analyse. » Son mari, vétérinaire à Lingostière, a examiné le bouc et a constaté qu'il était « complètement déchiqueté ».
Des signalements précédents dans la commune
Ce n'est pas la première fois que le loup est suspecté à Colomars. En 2021, deux chèvres naines avaient été partiellement dévorées sur la commune, et les agriculteurs attribuaient ces attaques au loup. Dans la nuit du 21 au 22 mai 2024, un loup avait même été filmé par une caméra de surveillance à Colomars. La police a également confirmé au couple qu'un loup était probablement actif dans le secteur, ayant reçu plusieurs plaintes similaires. Cependant, en raison du statut protégé du loup, aucune intervention n'est possible.
Un deuxième bouc à placer en urgence
Le couple cherche désormais une solution pour le deuxième bouc, resté seul. « Comme le loup est encore par là, la pauvre bête, je ne peux pas la laisser comme ça, explique Calvin Ferreira. Donc j'essaye de trouver urgemment quelqu'un, une association idéalement, parce que les particuliers, je me méfie toujours. Un bouc, c'est pas comme un chien, ça prend de la place, il mange les arbres, les plantes, et il lui faut de l'espace. »
Un problème récurrent dans les Alpes-Maritimes
Cette attaque s'inscrit dans un contexte plus large de rapprochements entre la faune sauvage et les zones habitées. Dans le Mercantour, les signalements de loups, chiens, renards et sangliers se multiplient, selon un article récent. La protection stricte du loup en France complique la gestion des conflits, notamment pour les particuliers qui ne peuvent pas bénéficier des mêmes dispositifs que les éleveurs professionnels. Le couple de Colomars, comme d'autres habitants, reste sans recours face à cette situation.



