Sur la bâche en plastique de la mégabassine de Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres, ne restent que quelques flaques éparses. Grâce aux pluies hivernales, le cratère contenait pourtant début mai près de 50 000 m³ d'eau, soit environ 11 % de son remplissage maximal historique de 450 000 m³, selon les données du Système d'information sur l'eau (SIE). Mais les deux premières canicules de mai et de juin 2026 ont eu raison de ce stock. Entre le 26 mai, journée la plus chaude jamais enregistrée ce mois-ci en France, et le 20 juillet, l'intégralité du volume d'eau s'est évaporée. Depuis, la bassine est vide, confirme l'article d'EcoloObs publié le 20 août 2026.
Des réserves de substitution vidées par la chaleur
Ces mégabassines, officiellement appelées réserves de substitution, sont conçues pour stocker l'eau captée en hiver et la redistribuer durant l'été pour l'irrigation agricole. Mais le réchauffement climatique compromet leur efficacité. Outre Sainte-Soline, plusieurs autres bassines du Marais poitevin, où les prélèvements sont autorisés, voient également leurs niveaux baisser dangereusement. L'article ne précise pas le nombre exact de bassines concernées ni leur localisation exacte, mais il souligne que le phénomène touche l'ensemble du réseau.
Les températures records de mai et juin 2026 ont accéléré l'évaporation. Selon Météo-France, mai 2026 a été le mois de mai le plus chaud jamais enregistré dans l'Hexagone, avec une température moyenne supérieure de 3,5 °C à la normale saisonnière. La canicule de juin a ensuite prolongé cette séquence, asséchant les réserves d'eau de surface.
Un impact sur l'irrigation et l'environnement
La situation de Sainte-Soline illustre les limites des mégabassines face au changement climatique. Alors que ces infrastructures étaient présentées comme une solution pour sécuriser l'eau agricole, leur capacité à remplir leur rôle est aujourd'hui remise en cause. Les agriculteurs qui dépendent de ces réserves pour l'irrigation des cultures estivales pourraient se trouver en difficulté, bien que l'article ne fournisse pas de témoignages directs.
Les opposants aux bassines, qui dénoncent depuis des années leur impact sur les nappes phréatiques et les écosystèmes, voient dans cet épisode une confirmation de leurs critiques. L'article d'EcoloObs, signé par Margaux Otter, rappelle que les réserves de substitution sont censées stocker l'eau pendant l'été, mais que les canicules répétées les vident avant même qu'elles ne soient utilisées.
Les autorités locales n'ont pas encore communiqué sur les mesures à prendre. Les prochaines semaines diront si d'autres bassines du Marais poitevin subiront le même sort, alors que les prévisions météorologiques annoncent un été 2026 parmi les plus chauds jamais observés.



