Face à des épisodes de canicule de plus en plus fréquents et intenses, un nombre croissant de Français envisagent d'acheter une résidence secondaire ou de déménager dans des régions plus clémentes. Selon une étude récente de la Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM), les recherches de biens immobiliers dans les zones tempérées ont augmenté de 30 % en 2026 par rapport à l'année précédente.
Les régions les plus recherchées
Les zones de prédilection pour se réfugier lors des canicules se situent principalement dans le nord-ouest et le centre de la France. La Bretagne, la Normandie, les Pays de la Loire et le Massif central attirent particulièrement les acheteurs. « Nous observons une forte demande pour les biens situés à proximité de la mer ou en altitude, où les températures estivales restent supportables », explique Sophie Lecomte, directrice de l'agence immobilière Lecomte & Fils à Rennes.
Les critères climatiques pris en compte
Les acheteurs potentiels se renseignent désormais sur le nombre de jours de canicule par an, la présence de végétation et l'orientation du logement. « Les maisons avec un jardin ombragé, des murs épais et une bonne isolation naturelle sont très demandées », précise l'étude. Les villes comme Quimper, Caen ou Le Mans enregistrent une hausse significative des prix, de l'ordre de 5 à 10 % en un an.
Un impact sur le marché immobilier
Cette tendance a un impact direct sur le marché. « Les prix dans les zones fraîches augmentent plus vite que la moyenne nationale », indique la FNAIM. À l'inverse, les régions du sud, comme la Provence-Alpes-Côte d'Azur ou l'Occitanie, voient leur attractivité diminuer, avec une baisse des transactions de 8 % pour les biens les plus exposés à la chaleur. « Les acheteurs sont prêts à payer un supplément pour un climat plus agréable », ajoute Sophie Lecomte.
Les perspectives pour l'avenir
Les experts prévoient que cette tendance va s'accentuer avec le réchauffement climatique. « Dans dix ans, les zones tempérées pourraient voir leurs prix augmenter de 20 à 30 % », anticipe un rapport du Crédit Agricole. Pour l'instant, les acheteurs se tournent vers des logements anciens, souvent mieux adaptés à la chaleur que les constructions récentes. « Les bâtiments en pierre ou en brique offrent une inertie thermique supérieure », conclut l'étude.



