Le rassemblement citoyen Viva !, opposé à la majorité UDR-RN d'Éric Ciotti à Nice, a publié un nouveau communiqué pour dénoncer la multiplication des événements mêlant autorité publique et culte. Le collectif s'indigne notamment de l'invitation officielle envoyée aux Niçois au nom du maire et du conseil municipal pour le 172ᵉ anniversaire de la Fête du Malonat, célébrée à l'église du Gesù le dimanche 13 septembre 2026. Selon Viva !, cette pratique franchit la ligne rouge du principe de laïcité.
Une invitation officielle à une célébration religieuse
Pour Viva !, il ne s'agit pas simplement de faire vivre le patrimoine culturel niçois : la municipalité invite officiellement la population à participer à une célébration organisée dans un lieu de culte. Le collectif pointe une dérive qui se répète après le 15 août pour l'Assomption et le 9 septembre pour l'hommage aux victimes de la catastrophe aérienne Ajaccio-Nice. « Trois invitations en trois semaines, c'est normal pour un curé, trop pour un maire », grogne Viva !, qui s'interroge : « Où s'arrête la tradition et où commence la confusion entre la mairie et le religieux ? »
Une « liturgie du pouvoir » dénoncée par l'opposition
Le rassemblement citoyen s'insurge également contre une politique d'affichage identitaire plus large, évoquant la levée des couleurs imposée dans les écoles de Nice. Selon Viva !, ces choix relèvent d'une « liturgie du pouvoir » qui s'éloigne des valeurs républicaines « Liberté, Égalité, Fraternité ». Les opposants demandent « à nouveau à Éric Ciotti de respecter pleinement le principe de laïcité et la neutralité de la puissance publique en matière religieuse ». Contactée, la mairie n'a pas répondu.
Une polémique récurrente sous les mandats précédents
Ce n'est pas la première fois que ce type de célébration suscite la polémique. Sous l'ancienne majorité de Christian Estrosi, ces invitations pour des cérémonies religieuses faisaient déjà plus que tiquer l'opposition. L'ancien maire a régulièrement été attaqué par la gauche pour avoir « une laïcité à géométrie variable ». Cette nouvelle controverse relance le débat sur la place du religieux dans les institutions municipales niçoises, alors que la justice avait déjà épinglé la Ville de Nice pour non-respect de la laïcité.



