OSE : dernière mission après 34 ans de nettoyage écologique
OSE : dernière mission après 34 ans de nettoyage

Ce mardi 28 juillet 2026 restera gravé comme un jour amer pour les bénévoles de l'Organe de Sauvetage Écologique (OSE). Après 34 années d'interventions estivales dans les Alpes-Maritimes, l'association a mené sa toute dernière opération de nettoyage aux abords des ravins de la carrière la Roque, au-dessus de Grasse. Une mission symbolique qui a permis de récolter plus de 5 tonnes de déchets en tous genres : gravats, immondices, carcasses de véhicules et de motos, hissés à bout de cordes par une vingtaine de volontaires déterminés.

Une histoire de 12 ans sur la commune

Depuis plus de douze ans, OSE intervenait régulièrement sur cette commune pour lutter contre les dépôts sauvages. Les bénévoles, souvent encordés et gantés, descendaient en rappel pour nettoyer les berges et les ravins, réparant les pollutions laissées par des individus peu scrupuleux. Aurore, Inès, Géraldine, Morgane, Nour, Julien et tous les autres formaient une bande de copains soudés par une même volonté : protéger Dame Nature. Mais cette fois, c'était la dernière.

Un financement à bout de souffle

Édouard Feinstein, fondateur et chef de file d'OSE, a confié avec émotion que l'association était « à bout de souffle depuis l'épisode Covid. Nous avons perdu des partenaires et nous n'avons plus assez de finances pour intervenir si loin. Beaucoup de nos bénévoles se déplacent sur leurs propres moyens. Toutefois, nous remercions la commune pour son soutien, comme nos partenaires Engie et la fondation de la mer. » Ces mots expliquent la triste réalité : faute de subventions suffisantes, l'association ne peut plus assumer les coûts de déplacement depuis l'Île-de-France, l'Auvergne et le Loiret, où résident la plupart de ses membres.

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Un vide écologique dans les Alpes-Maritimes

La fin d'OSE laisse un vide dans le département, où les dépôts sauvages restent un fléau. Pendant 34 ans, l'association a été un acteur clé de la protection environnementale, mobilisant des centaines de bénévoles et retirant des tonnes de déchets de la nature. Sa disparition pose la question du financement des associations écologiques locales et de la responsabilité des collectivités dans la lutte contre la pollution. Les bénévoles d'OSE espèrent que leur action aura au moins sensibilisé les citoyens et les pouvoirs publics à l'urgence d'agir.

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