Malaise à droite face aux incendies : adaptation sans remords
Malaise à droite face aux incendies : adaptation sans remords

Le malaise est palpable à tribord. Alors que les flammes ravagent le pays, la famille politique de Jacques Chirac, pourtant auteur de la célèbre formule « la maison brûle », semble désemparée. Sur les réseaux sociaux et dans la presse, les réactions à droite se font timides. On feint l'indignation, mais chacun sent l'invitation à faire profil bas. Le mot d'ordre ? L'adaptation.

Des propositions techniques pour masquer l'inaction

Le premier ministre suggère de commander un bombardier d'eau « souverain ». Un autre député abonde : pourquoi pas un « Canadair européen » ? Le troisième renchérit : le vrai problème, c'est le manque de moyens. Faire amende honorable, en revanche, cela ne semble pas à l'ordre du jour. Au grand désarroi d'Antoine Vermorel-Marques, député de la Loire, qui se fait la Cassandre esseulée d'un camp qui continue de faire l'autruche.

Un silence qui en dit long

Selon plusieurs observateurs, cette attitude reflète une difficulté à assumer les responsabilités passées en matière de politique climatique. La droite, autrefois portée par des figures comme Jacques Chirac ou Nicolas Hulot, semble aujourd'hui incapable de proposer une vision cohérente face aux défis environnementaux. Les incendies de 2023 ont déjà ravagé plus de 60 000 hectares en France, un record historique. Pourtant, les discours politiques peinent à sortir du déni.

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Antoine Vermorel-Marques, seul à tirer la sonnette d'alarme, dénonce une stratégie d'évitement. « Nous ne pouvons plus nous contenter de demi-mesures », a-t-il déclaré lors d'une récente intervention à l'Assemblée nationale. Mais ses pairs préfèrent se concentrer sur des solutions techniques, sans remettre en cause le modèle économique actuel.

L'urgence d'un changement de cap

Les scientifiques rappellent pourtant que l'adaptation ne suffira pas sans une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre. La droite, prisonnière de ses alliances avec les lobbies industriels, peine à incarner cette transition. Le malaise est d'autant plus fort que la base électorale, elle, est directement touchée par les incendies et les canicules. Un sondage récent indiquait que 68 % des Français jugent insuffisante l'action du gouvernement en matière de climat.

En attendant, le camp Chirac continue de regarder ailleurs, espérant que les flammes s'éteindront d'elles-mêmes. Mais comme le dit le proverbe, « quand la maison brûle, on ne commence pas par redessiner les persiennes ». La droite devra bientôt choisir entre l'adaptation superficielle et une véritable révolution écologique.

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