Monique Barbut en télétravail dans sa villa pendant les incendies
Barbut en télétravail dans sa villa pendant les incendies

La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a choisi de suivre la crise des feux de forêt depuis sa villa de Sainte-Maxime (Var), en télétravail, juste après l'échec de sa démission le 22 juillet. Selon les informations du Canard Enchaîné, relayées par Libération, elle a gagné sa résidence secondaire dès la fin du Conseil des ministres, prenant le train à la gare de Lyon vers 16 heures.

Une démission avortée et un surnom persistant

Monique Barbut, ancienne présidente de l'ONG WWF, avait remis sa démission après l'adoption de la loi d'urgence agricole, mais Emmanuel Macron l'a retenue in extremis, lui assurant son soutien. Elle a ensuite déclaré vouloir "agir face au réchauffement climatique". Son départ manqué lui a valu le surnom de "Madame Transat", en référence à son départ précipité vers le Sud.

Un séjour dans le Var en pleine crise incendie

Alors que les départs de feu se multipliaient en France, notamment le mégafeu en Gironde, et que les réunions de crise s'enchaînaient, la ministre a choisi de s'installer dans sa villa varoise. Initialement, elle avait prévu de passer plusieurs semaines au Maroc, son pays natal, mais ce voyage a été annulé pour des raisons d'image. Elle a toutefois participé à des réunions les 24 et 25 juillet avant de regagner Paris le 27 juillet.

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Ce choix de télétravail en période critique a suscité des interrogations, d'autant que la ministre avait, quelques jours plus tôt, justifié sa démission par son désaccord avec la politique agricole. La loi d'urgence agricole, adoptée le 21 juillet, prévoit des assouplissements environnementaux pour soutenir les agriculteurs, ce que Monique Barbut jugeait incompatible avec la lutte contre le réchauffement climatique.

Des réactions politiques contrastées

L'opposition a rapidement critiqué cette absence en pleine crise. Plusieurs élus ont pointé du doigt le manque de proximité avec les territoires touchés par les incendies. De son côté, le gouvernement a défendu le droit au télétravail de la ministre, rappelant qu'elle restait joignable et qu'elle avait participé aux réunions de crise à distance.

Monique Barbut, qui avait annoncé vouloir "agir" après le rejet de sa démission, devra désormais faire face à la fois à la gestion des incendies et à la pression politique. Son retour à Paris a marqué la fin de cet épisode, mais le surnom de "Madame Transat" pourrait lui coller à la peau.

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