La Société Monégasque d'Assainissement (SMA) réaffirme son engagement pour « garantir la continuité d’exploitation de l’usine actuelle » de valorisation des déchets à Monaco. Dans un contexte de réorientation stratégique du gouvernement princier concernant le futur centre de traitement et de valorisation des déchets (CTVD), la SMA se dit pleinement mobilisée.
Une continuité assurée malgré l'ancienneté
Comme sur le dossier du Centre commercial de Fontvieille, le gouvernement princier a opéré une réorientation stratégique sur le futur centre de traitement et de valorisation des déchets (CTVD) et son environnement. Dans notre édition du 17 juin 2026, le ministre d’État détaillait ainsi l’approche de l’exécutif et assurait que l’actuelle usine pourrait continuer à opérer « dans des conditions satisfaisantes, le temps nécessaire pour permettre de finir l’appel d’offres et lancer la phase des constructions ». Comme « vu avec la Société Monégasque d’Assainissement (SMA) ».
La SMA réaffirme l’engagement de ses 335 employés – dont 36 affectés à l’Usine de Valorisation Énergétique (UVE) – auprès de Monaco-Matin : « La SMA confirme, après concertation avec les équipes du gouvernement, sa capacité et l’engagement de ses équipes à poursuivre pour quelques années supplémentaires l’exploitation de l’UVE dans les meilleures conditions, et ce malgré l’ancienneté de l’installation ».
Le projet Symbiose abandonné
Alors que le ministre d’État revenait sur l’abandon du projet Symbiose et son installation industrielle « surdimensionnée » par rapport aux déchets produits à Monaco, la SMA, qui a engagé beaucoup de moyens financiers et humains dans des études, rappelle que ce projet avait été « validé en 2021 par le gouvernement puis par le Conseil national, à l’unanimité, et répondait à des objectifs précis : performance énergétique et environnementale, continuité du service public grâce à deux lignes de combustion assurant secours et flexibilité, souveraineté de Monaco dans le traitement de ses ordures ménagères. À cet effet, le dimensionnement retenu permettait d’apporter une réponse aux différents scénarios d’urbanisation envisagés par la Principauté pour les 50 prochaines années, et de continuer à prendre en charge, dans une logique de proximité, une partie des déchets des communes limitrophes ».
Concluant : « Le projet n’a toutefois pu être réalisé en raison de l’évolution du calendrier de livraison du socle Charles-III ».



