La moitié des containers du golfe de Saint-Tropez sont désormais équipés de puces électroniques, une technologie destinée à améliorer le tri des déchets, sans surveillance ni taxation, a indiqué Sébastien Breton, directeur gestion des déchets à la communauté de communes. Cette opération, qui concerne 46 400 bacs, vise à identifier les erreurs de tri pour mieux sensibiliser les habitants.
Une opération progressive sur le territoire
La communauté de communes du golfe de Saint-Tropez a lancé une vaste opération de puçage des containers collectifs et individuels. Une première phase a été réalisée à la fin de l'année dernière à Sainte-Maxime, suivie d'une seconde vague achevée fin juin. Aujourd'hui, environ 50 % des équipements sont équipés, pour un coût de moins de 300 000 euros.
Sébastien Breton explique les difficultés logistiques : « Ce n'est pas évident de trouver la bonne période pour une opération car en hiver, les résidences secondaires ne sont pas occupées et en été, avec le trafic, les opérations de collecte prennent trop de temps. » La suite se fera en fonction des maintenances, avec un remplacement progressif des containers défectueux par des modèles équipés de puces.
Un outil pédagogique, pas répressif
Face aux craintes des habitants, Sébastien Breton tient à rassurer : « Ce n'est pas fait pour surveiller les gens, ni les taxer, ni leur adresser de contraventions. Les informations collectées ne sont transmises ni aux communes ni à la police. » La puce permet simplement d'identifier chaque container lors de la collecte, afin de relier une erreur de tri à un bac précis.
En cas de faute récurrente, des ambassadeurs de tri sont mobilisés pour rencontrer les habitants et leur expliquer les bons gestes. Cette démarche vise à limiter les erreurs comme le fait de regrouper tous les emballages dans un sac-poubelle, qui est refusé au centre de tri et incinéré, malgré la bonne volonté des usagers.
Des bénéfices concrets pour l'environnement et le budget
Cette technologie permet aussi d'isoler plus rapidement un déchet dangereux et de remplacer plus efficacement les bacs dégradés. Avec le renouvellement de la flotte de véhicules de ramassage et ce puçage, le système devrait montrer ses premiers effets cet été. À long terme, l'objectif est de réaliser des économies en réduisant les erreurs de tri, qui engendrent des coûts supplémentaires de traitement.



