Tour de France : Marine Tondelier l'interroge sur son empreinte écologique
Marine Tondelier interroge le Tour sur son empreinte écologique

Marine Tondelier, figure des Écologistes, a livré une analyse nuancée sur l'impact environnemental du Tour de France. Interrogée par Libération, elle affirme que la Grande Boucle « n'est pas l'homme à abattre » mais qu'elle doit impérativement se pencher sur son bilan carbone. Selon elle, l'événement sportif le plus suivi de France génère environ 250 000 tonnes de CO2 par édition, un chiffre qu'elle juge préoccupant.

Un événement populaire mais polluant

Le Tour de France, qui attire des millions de spectateurs chaque année, est souvent critiqué pour son cortège de véhicules : voitures suiveuses, hélicoptères, camions de logistique. Tondelier souligne que « l'essentiel des émissions provient des transports, pas des coureurs eux-mêmes ». Elle appelle à une réflexion sur la mobilité des équipes et du public.

La secrétaire nationale des Écologistes propose des pistes concrètes : réduire le nombre de voitures, favoriser les véhicules électriques, et inciter les spectateurs à utiliser les transports en commun. « Il ne s'agit pas de supprimer le Tour, mais de le rendre compatible avec les objectifs climatiques », insiste-t-elle.

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Un modèle à repenser

Marine Tondelier rappelle que le Tour de France a déjà évolué par le passé, notamment sur les questions de dopage. « Il peut aussi se réinventer sur le plan écologique », estime-t-elle. Elle cite l'exemple du Tour de France Femmes, qui a intégré des critères environnementaux dès sa création.

Interrogée sur la position du patron du Tour, Christian Prudhomme, qui se dit ouvert au dialogue, Tondelier répond : « Les paroles ne suffisent pas, il faut des actes. » Elle attend un plan d'action chiffré pour les prochaines éditions.

Un débat plus large sur le sport et l'écologie

Cette prise de position s'inscrit dans un débat plus large sur l'empreinte carbone des grands événements sportifs. Alors que les JO de Paris 2024 se veulent exemplaires, le Tour de France reste un symbole de la difficulté à concilier sport populaire et urgence climatique. Selon une étude citée par Tondelier, l'empreinte totale du Tour est comparable à celle de 50 000 vols Paris-New York.

« Le Tour doit montrer l'exemple, car il a une influence énorme sur les pratiques des fans », conclut-elle. La balle est désormais dans le camp des organisateurs.

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