Le mois de juin 2026, marqué par une canicule d'une intensité inédite et une série de records de chaleur, a été le mois de juin le plus chaud jamais enregistré en France, a annoncé Météo-France vendredi. La température moyenne nationale a atteint 22,7 °C, soit 3,8 °C au-dessus des normales saisonnières. Ce chiffre bat les précédents records de juin 2003 (+3,5 °C) et juin 2025 (+3,3 °C).
Une canicule précoce et historique
Au-delà de la moyenne nationale, le mercure a localement atteint des niveaux inédits, de jour comme de nuit, sur plus d'un tiers du territoire lors de la deuxième quinzaine de juin (du 17 au 30). Cette canicule précoce a été d'une intensité historique, selon le prévisionniste national. Jusqu'à 72 départements ont été placés en vigilance rouge canicule, un fait sans précédent depuis la création du système d'alerte en 2004.
Comparaison avec la canicule de 2003
Météo-France nuance toutefois en indiquant que la vague de chaleur de juin 2026 a été plus intense que celle d'août 2003, qui avait causé environ 15 000 décès, mais a duré moins longtemps : 14 jours contre 16. Les températures moyennes des 24 et 25 juin 2026 ont été les plus élevées jamais enregistrées en France, tous mois confondus, avec un indicateur thermique national atteignant 30 °C pour la première fois, dépassant les 29,4 °C du 5 août 2003 et du 25 juillet 2019.
Records locaux et nuits caniculaires
Localement, le thermomètre a grimpé bien plus haut. Des régions allant du nord de la Nouvelle-Aquitaine à la Bretagne, la Normandie ou le Grand Est ont enregistré des températures dépassant 40 °C, souvent pour la première fois. Par exemple, Strasbourg (Bas-Rhin) a atteint 40,4 °C et Noirmoutier (Vendée) 40,1 °C. Plus de 40 % du territoire a connu au moins une fois des températures supérieures à 40 °C lors de cet épisode.
Quatre des cinq nuits les plus chaudes jamais connues en France ont eu lieu pendant cette vague de chaleur. Le record de température moyenne minimale a été établi dans la nuit du 24 au 25 juin, avec 22 °C. « Le caractère exceptionnel de cette canicule est particulièrement notable du fait qu'elle se soit déroulée en juin », souligne Météo-France, ajoutant que son intensité est « sans comparaison avec les vagues de chaleur précédentes survenues en juin, comme en 1976, 2019 ou 2025 ».
Rôle du changement climatique
Le changement climatique, provoqué par les émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine, rend les vagues de chaleur plus fréquentes, plus longues et plus intenses, rappelle Météo-France.



