Un incendie de forêt déclaré jeudi 16 juillet 2026 à une centaine de kilomètres au nord de Madrid a déjà ravagé plus de 12 000 hectares, entraînant l'évacuation de plusieurs centaines de personnes, ont annoncé les autorités locales dimanche 19 juillet. Le sinistre, qui touche la région de Guadalajara et le parc naturel de la Sierra Norte, n'a fait aucune victime à ce stade, mais reste qualifié de « difficile » par le président de la région de Castille-La-Manche, Emiliano García-Page, et par les autorités locales sur le réseau social X.
Mobilisation massive des secours
Environ 350 pompiers et militaires de l'Unité militaire d'urgence (UME) sont déployés sur la zone, assistés de 25 engins aériens, a précisé le poste de contrôle à la presse. Le feu s'est déclaré dans une zone forestière et montagneuse abritant des espèces menacées telles que l'aigle, le loup et le papillon. Les opérations de lutte se poursuivent dans des conditions difficiles.
Deux incendies majeurs simultanés
Cet incendie s'ajoute à un autre feu, « loin d'être stabilisé », qui s'est déclaré mercredi 15 juillet près de Saragosse, dans le nord-est du pays. Selon le dernier bilan fourni samedi soir par Roberto Bermúdez de Castro, chargé des questions de sécurité au sein du gouvernement régional d'Aragon, ce second sinistre a brûlé près de 16 000 hectares, sans faire de victime non plus.
Un pays marqué par des incendies meurtriers
L'Espagne sort d'un incendie particulièrement meurtrier en Andalousie (sud), déclaré le 9 juillet, qui a fait 13 morts et ravagé 7 000 hectares. Ce drame a suscité une vive émotion dans le pays. Selon le Système européen d'information sur les incendies de forêt (Effis), plus de 393 000 hectares ont brûlé en Espagne en 2025, soit le pire bilan de l'histoire récente du pays. Depuis le début de l'année 2026, près de 82 000 hectares sont déjà partis en fumée.
Le réchauffement climatique en cause
En première ligne du réchauffement climatique, l'Espagne subit des vagues de chaleur de plus en plus longues et fréquentes, avec des températures dépassant largement les 40 °C, créant des conditions propices aux feux dévastateurs. L'an dernier, « un tiers de la superficie totale brûlée en Europe » l'a été en Espagne, avait rappelé le Premier ministre Pedro Sánchez lors de sa visite en Andalousie. Il avait insisté sur le fait que « les effets de l'urgence climatique s'aggravent » et alerté sur l'« été compliqué » à venir.



