Le samedi 4 juillet 2026, jour de la fête nationale américaine, l'équipe de France de football affrontera le Paraguay en huitièmes de finale de la Coupe du Monde au Lincoln Financial Field de Philadelphie. Le coup d'envoi est prévu à 17 heures, heure locale, dans des conditions météorologiques extrêmes : 38 degrés Celsius attendus, avec un ressenti de 41 degrés, selon le service météorologique national américain (NWS).
Une alerte canicule étendue sur la côte Est
Dès le jeudi 2 juillet, une alerte canicule a été émise jusqu'au samedi 20 heures. Le NWS prévient : « Des conditions de chaleur extrême sont attendues chaque jour, avec un indice de chaleur compris entre 40 et 46 degrés. » L'agence ajoute que « les températures minimales nocturnes n'apporteront aucun répit face à la chaleur », ce qui aggravera les effets de la chaleur et de l'humidité.
Les Bleus, déjà perturbés par des orages ayant interrompu leur match contre l'Irak le 23 juin, doivent maintenant composer avec une canicule sévère. L'institut météorologique recommande de rester dans une pièce climatisée, d'éviter le soleil et de limiter les activités physiques intenses — des mesures impossibles à tenir pour des joueurs en plein match dans un stade à ciel ouvert. D'autres équipes, comme le Canada et le Maroc qui jouent à Houston, bénéficient d'enceintes équipées de toit ou de climatisation.
Records de température battus à New York et Washington
Cette canicule perturbe également les célébrations du 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance des États-Unis. L'ouverture au public des festivités à Washington a été reportée de 13 heures à 17 heures, et les organisateurs ont renforcé les points d'eau et les moyens médicaux. Des orages pourraient aussi survenir, selon le NWS.
Des millions d'Américains subissent une chaleur extrême, notamment à New York et Washington. Dans la capitale, le mercure a atteint jeudi près de 39 degrés, battant un record vieux de 128 ans pour un 2 juillet. À Central Park, la température a atteint 38 degrés (ressenti 41), une première depuis juillet 2012. Ailleurs dans la ville, 40 degrés ont été enregistrés, un record pour un 2 juillet.
Le changement climatique rend cette canicule quasi impossible sans lui
Selon une étude publiée ce vendredi 3 juillet par le World Weather Attribution (WWA), ces conditions météorologiques extrêmes auraient été « pratiquement impossibles » sans le changement climatique. Theodore Keeping, chercheur ayant coécrit l'étude, déclare : « Le climat que connaît le pays est fondamentalement différent de celui qui existait lorsque les Pères fondateurs ont signé la Déclaration d'indépendance. »
Le WWA, qui réunit plusieurs climatologues, a analysé la vague de chaleur provoquée par un puissant « dôme de chaleur » emprisonnant l'air chaud et humide sur le centre et l'est des États-Unis, ainsi que sur le sud du Canada. En comparant le monde actuel à un monde sans réchauffement climatique, les chercheurs concluent que ce phénomène se serait produit au maximum une fois tous les 5 000 ans sans changement climatique, contre une fois tous les 200 ans actuellement.
El Niño et prévisions pour juillet-septembre
Les chercheurs ont également testé l'impact d'El Niño, phénomène naturel de réchauffement du Pacifique, qui n'entraînerait qu'un léger refroidissement des températures. Parallèlement, ce vendredi, l'ONU a alerté sur un renforcement rapide d'El Niño, qui devrait atteindre une « forte intensité » entre juillet et septembre (niveau 3 sur 4), augmentant la probabilité de phénomènes météorologiques extrêmes dans le monde. L'organisation prévoit « une probabilité écrasante » de températures supérieures à la moyenne dans presque toutes les zones peuplées hors des régions polaires pour la période juillet-septembre.
Les Bleus sont donc impactés par la canicule, comme tout le monde, dans un contexte où le dérèglement climatique rend ces événements plus fréquents et plus intenses.



