Funérailles d'Ali Khamenei : apparition du chef des Gardiens de la Révolution, Trump remet en cause l'OTAN
Funérailles d'Ali Khamenei : apparition du chef des Gardiens de la Révolution

Les funérailles du guide suprême iranien Ali Khamenei, décédé à l'âge de 85 ans, ont eu lieu ce vendredi 3 juillet à Téhéran, rassemblant des millions de personnes. L'événement a été marqué par l'apparition publique du chef des Gardiens de la Révolution, le général Hossein Salami, qui n'était pas apparu en public depuis plusieurs semaines, suscitant des spéculations sur son état de santé.

Une foule immense et des mesures de sécurité renforcées

Les autorités iraniennes ont estimé la participation à plus de 3 millions de personnes, venues de tout le pays pour rendre hommage à Khamenei, au pouvoir depuis 1989. Le cortège funèbre a traversé le centre de Téhéran, passant par l'Université de Téhéran et la place Azadi. Des mesures de sécurité exceptionnelles ont été déployées, avec des milliers de forces de l'ordre et des barrages filtrants.

Le général Salami est apparu aux côtés du président iranien Hassan Rohani et du chef du pouvoir judiciaire, Ebrahim Raïssi. Selon des sources officielles, Salami a prononcé un discours dans lequel il a salué la mémoire de Khamenei et réaffirmé la détermination de l'Iran à poursuivre sa voie révolutionnaire.

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Trump remet en cause l'OTAN

Parallèlement, l'ancien président américain Donald Trump a provoqué une onde de choc en remettant en cause l'utilité de l'OTAN lors d'une interview télévisée. Il a déclaré : "L'OTAN est obsolète. Les pays européens ne paient pas leur part. Nous devons repenser l'alliance." Ces propos ont été vivement critiqués par les alliés européens, notamment la chancelière allemande Angela Merkel, qui a rappelé l'importance de l'OTAN pour la sécurité collective.

Selon un sondage réalisé par le Pew Research Center, seulement 45 % des Américains considèrent l'OTAN comme favorable à la sécurité des États-Unis, en baisse de 10 points par rapport à 2016.

Réactions internationales et impact régional

La mort de Khamenei a suscité des réactions contrastées. Le président russe Vladimir Poutine a exprimé ses condoléances, tandis que les États-Unis ont appelé à la retenue. Dans la région, le Hezbollah libanais a décrété un deuil de trois jours. L'ayatollah Ali Khamenei était considéré comme le leader spirituel de nombreux mouvements chiites.

L'avenir de l'Iran reste incertain, avec une succession qui pourrait opposer les factions conservatrices et réformatrices. Le prochain guide suprême sera désigné par l'Assemblée des experts, dont les membres sont élus.

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