L'Organisation des Nations unies (ONU) a actualisé le bilan des séismes qui ont frappé le Venezuela le 28 juin 2026. Selon un rapport publié mardi 30 juin, le nombre de morts s'élève désormais à 1943, tandis que plus de 50 000 personnes sont portées disparues. Les besoins humanitaires sont immenses, avec un manque cruel de nourriture et d'abris pour les survivants.
Un séisme dévastateur
Les deux tremblements de terre, de magnitude 7,8 et 6,9, ont touché principalement les régions côtières du nord du pays, notamment les États de Falcón, Lara et Yaracuy. Les secousses ont provoqué l'effondrement de milliers de bâtiments, dont des hôpitaux et des écoles, piégeant des familles entières sous les décombres. Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent, mais elles sont entravées par les routes endommagées et les pénuries de carburant.
Un bilan humain en constante augmentation
Le précédent bilan, communiqué lundi, faisait état de 1200 morts et 30 000 disparus. La hausse significative s'explique par la découverte de nouvelles fosses communes et l'afflux de données des zones isolées. « La situation est catastrophique. Nous n'avons jamais vu une telle ampleur de destruction dans la région », a déclaré Maria del Carmen, coordinatrice humanitaire de l'ONU au Venezuela, citée dans le rapport.
Pénurie critique de nourriture et d'eau
Plus de 2 millions de personnes sont directement affectées par les séismes. Les entrepôts de nourriture ont été détruits ou pillés, et les stocks d'eau potable sont épuisés. L'ONU estime que 1,5 million de personnes ont un besoin urgent d'aide alimentaire. « Les gens commencent à boire de l'eau contaminée, ce qui augmente les risques de choléra et d'autres maladies », a averti l'organisation.
Un appel à l'aide internationale
Le gouvernement vénézuélien a déclaré l'état d'urgence et sollicité l'aide internationale. Plusieurs pays, dont les États-Unis, la Chine et la Russie, ont promis des envois de vivres, de médicaments et de tentes. Cependant, la logistique reste un défi majeur en raison de l'effondrement des infrastructures. « Nous avons besoin de ponts aériens et de convois humanitaires d'urgence », a plaidé le président Nicolás Maduro lors d'une allocution télévisée.
Les disparus, une tragédie silencieuse
Le chiffre de 50 000 disparus est particulièrement alarmant. Il inclut des personnes ensevelies sous les décombres, des familles déplacées sans communication, et des victimes emportées par les glissements de terrain. Les équipes de secours, composées de militaires et de volontaires, travaillent sans relâche, mais les moyens manquent. « Chaque heure qui passe réduit les chances de retrouver des survivants », a souligné un porte-parole de la Croix-Rouge.
Des besoins d'abris immenses
Plus de 300 000 personnes ont perdu leur logement et vivent dans des camps de fortune ou chez des proches. L'ONU a lancé un appel de fonds de 500 millions de dollars pour fournir des abris d'urgence, des couvertures et des soins médicaux. « La saison des pluies aggrave la situation. Les gens sont exposés aux intempéries et aux maladies », a expliqué un responsable de l'UNICEF.
Les séismes surviennent dans un contexte de crise économique et politique déjà sévère au Venezuela, avec une inflation galopante et des pénuries chroniques. Cette catastrophe naturelle risque d'aggraver encore la vulnérabilité de la population.



