Deux jours de lutte acharnée ont été nécessaires pour que le feu de Taradeau - Les Arcs puisse être déclaré fixé, lundi soir. Quelques heures auparavant, deux reprises de feu ont mobilisé d’importants moyens terrestres et aériens. Désormais, les pompiers doivent aussi se concentrer sur les jours qui arrivent. Le risque incendie reste maximal dans le Var, avec des températures caniculaires et les risques de reprise du mistral.
Un feu fixé mais des opérations de noyage qui se poursuivent
Alors que le feu a été déclaré « fixé » lundi en fin de journée, les pompiers s’organisaient pour continuer les opérations de noyage. « Nous voudrions que ces opérations durent le moins de temps possible, car nous avons besoin de libérer des hommes et du matériel, prévient le contrôleur général Eric Grohin, directeur du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) du Var. Il va falloir gérer le temps, la durée, la disponibilité des avions. »
L'incendie, qui s'est déclaré dimanche 19 juillet à Taradeau, a rapidement gagné plusieurs quartiers des Arcs, la commune voisine. Au total, 200 hectares de bois ont brûlé et une dizaine de maisons ont été endommagées. Avec 40,7 °C, c’est aux Arcs qu’il a fait le plus chaud ce lundi en France, une température que les pompiers ont dû endurer pour combattre le feu.
Une semaine à très haut risque
Désormais, la priorité est de permettre aux hommes de récupérer de la chaleur écrasante et de l’engagement total qu’impose la lutte contre un incendie d’une telle virulence. La période à risque très fort d’incendie continue toute la semaine dans le département du Var. Ce mardi, 7 massifs forestiers sur 9 sont fermés pour risque Extrême et Très Sévère d’incendie.
Le retour du mistral, qui assèche la végétation, est annoncé pour les prochains jours, ce qui va entraîner le maintien du Var dans un degré de risque rarement atteint, selon les soldats du feu. « Les conditions climatiques ont un mois d’avance », jaugent plusieurs officiers. « Je n’ai jamais vu dans le Var un tel niveau de risque », poursuit Eric Grohin, après plusieurs journées de canicules.
Jeudi, journée la plus à risque
En particulier, la journée de jeudi sera la plus difficile de la semaine, « si les prévisions météo n’évoluent pas ». Cela fait plusieurs jours que les températures oscillent autour de la barre des 40 °C, dans l’intérieur des terres… et singulièrement autour des Arcs. Dimanche, au moment où le feu éclatait, il faisait 39,8 °C dans le secteur.
Le préfet du Var, Simon Babre, rappelle les règles de prudence élémentaires en forêt : « Je ne peux que redoubler mon appel à la prudence des Varois et Varoises, ainsi que des estivants. Les barbecues sont absolument proscrits, les mégots jetés par la fenêtre d’une voiture sont interdits. Je viens moi-même de sermonner un automobiliste, sur la route départementale. » Avec les conditions de sécheresse, un mégot provoque très facilement un incendie. « Il faut que ces comportements cessent. Par respect de ceux qui luttent contre les incendies. Et par respect pour ceux qui les subissent. »



