Népal : un troisième survivant extrait des tunnels, 1.375 morts
Népal : troisième survivant extrait, 1.375 morts

Samedi, les secours ont réussi à extraire un troisième survivant, de nationalité chinoise, des tunnels ensevelis du nord du Népal, qu'ils explorent sans relâche depuis les inondations meurtrières du 26 août dans l'Himalaya. L'armée népalaise a annoncé que ce rescapé, nommé Luhaitao, a été trouvé à 225 mètres à l'intérieur du tunnel du chantier du barrage de Trishuli-1. Des images diffusées par l'armée montrent l'homme assis dans un hélicoptère d'évacuation, le corps maculé de boue, avec une veste militaire sur les épaules, tandis qu'un médecin lui prenait la tension. Son état de santé est en cours d'évaluation, et les opérations de recherche et de secours se poursuivent.

Deux ouvriers népalais sauvés vendredi

Vendredi, neuf jours après la catastrophe, les secours avaient déjà extrait sains et saufs deux ouvriers népalais, Sanjay Sah, 30 ans, et Kabir Maharjan, 45 ans, d'un autre tunnel, celui du chantier du barrage en construction de Trishuli-3, où ils étaient bloqués. Dans une vidéo publiée par un média népalais, Sanjay Sah a raconté qu'ils étaient au moins 40 ou 45 au moment de la crue. « Je ne pouvais pas m'enfuir seul […] je leur ai dit à tous de courir. Je n'ai pas eu le temps de sortir », a-t-il déclaré. Juste après le désastre, les autorités népalaises avaient estimé à une centaine le nombre d'ouvriers susceptibles d'être bloqués dans ce tunnel.

Une femme de 64 ans retrouvée dans une maison

Les services du Premier ministre ont également annoncé samedi le sauvetage d'une femme de 64 ans, Chandrika Shrestha, retrouvée vivante dans une maison de la localité sinistrée de Betrawati. Elle a été retrouvée inconsciente, puis évacuée par hélicoptère vers un hôpital de la capitale Katmandou, sans autre détail sur son état de santé.

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Depuis dix jours, des dizaines de sauveteurs népalais, assistés d'experts venus d'Inde, de Chine et de Corée du Sud, explorent sans relâche plusieurs tunnels sur des sites de centrales hydroélectriques et de chantiers de barrages, ensevelis depuis la crue. Cette immense vague d'eau, de glace et de débris, causée par l'effondrement d'un glacier et de roches, a déferlé à la frontière du Népal et de la Chine, faisant dans les deux pays 1.375 morts et plus de 5.600 disparus, selon les derniers bilans provisoires officiels. Plusieurs centaines de ces victimes sont des touristes, des pèlerins ou des ouvriers étrangers.

« Tsunami himalayen » et appel de l'ONU

Sur les 1.344 morts recensés au Népal, l'agence népalaise de gestion des situations d'urgence a précisé samedi que 269 étaient des femmes, 489 des hommes, 87 des enfants, le reste restant non identifié. Le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, a évoqué un « tsunami himalayen », avec des dégâts considérables.

Vendredi, l'ONU a lancé un appel d'urgence pour collecter près de 50 millions de dollars afin de subvenir aux besoins essentiels de 84.000 victimes privées de tout. « Le temps joue contre eux », ont souligné les agences onusiennes au Népal. « Les inondations ont emporté presque tout ce qui permettait aux survivants de vivre au quotidien ».

De nombreuses familles restent sans nouvelles de leurs proches disparus et continuent à faire la tournée des hôpitaux, de la police et des autorités en quête d'information. À ce jour, selon l'autorité népalaise, seuls 96 corps ont été formellement identifiés et rendus à leur famille. Côté chinois, la crue a fait 31 morts et 531 disparus, selon un bilan diffusé vendredi par la presse officielle de Pékin. Les autorités chinoises ont maintenu un contrôle strict sur l'accès des médias à la zone du Tibet affectée par la crue et sur les sources d'information. Les médias officiels chinois n'ont jamais communiqué les noms des disparus ni diffusé d'images montrant les réactions des familles.

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