Rentrée à Sète : 2 600 écoliers, priorité aux écoles fraîches
Rentrée à Sète : 2 600 écoliers, priorité aux écoles fraîches

Ce mardi, environ 2 600 écoliers font leur rentrée à Sète, un chiffre stable malgré la fermeture d'une classe à l'école Arago. La première adjointe déléguée à l'éducation, Manon Barbet, détaille la politique municipale pour cette rentrée 2026, avec un axe prioritaire : améliorer les conditions d'apprentissage dans des bâtiments scolaires surchauffés en été.

Une rentrée stable malgré des fermetures de classes

Les chiffres définitifs des effectifs scolaires ne seront connus qu'à la mi-septembre, mais la ville se situe autour de 2 600 élèves. « C'est un chiffre conforme à la courbe démographique nationale. La France fait un peu moins d'enfants, et Sète n'échappe pas à cette réalité », explique Manon Barbet. La situation est donc globalement stable.

La nouvelle carte scolaire concernait trois écoles : Renaissance, Michelet et Arago. À l'issue des discussions avec l'Éducation nationale, les postes menacés ont été sauvés à Renaissance et à Michelet. « Ce sont deux victoires pour la ville, les enseignants et les parents d'élèves », se félicite l'élue. En revanche, la classe de l'école Arago a été supprimée, malgré des échanges constants avec l'administration : courrier de soutien du maire au printemps, rencontre avec la Rectrice d'académie, échanges avec le Dasen et relation étroite avec l'inspectrice de circonscription, Madame Lemoine.

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La fermeture d'Arago : une décision difficile à accepter

La fermeture à Arago suscite de l'incompréhension : l'école est située en Quartier de la Politique de la Ville (QPV), accueille des élèves allophones et dispose d'un dispositif Ulis. Avec cette suppression, la moyenne grimpe à 24,8 élèves par classe, un niveau que l'élue juge préjudiciable à l'apprentissage. « Nos arguments étaient cohérents et nous les avons défendus fermement. Je sais qu'une classe à 22 élèves offre un meilleur confort de travail et d'apprentissage pour l'enfant. Mais nous devons aussi composer avec des réalités démographiques et budgétaires nationales qui nous dépassent », reconnaît-elle.

Malgré cette déception, la ville reste mobilisée. Dès ce matin à 8 h 45, la tournée de rentrée commence par l'école Renaissance, puis se poursuivra à Michelet et Arago.

Un dispositif expérimental pour rafraîchir les classes

La question de la chaleur dans les écoles est un enjeu majeur, comme l'ont montré les interpellations de parents de l'école Lakanal en juin. Manon Barbet avait alors essuyé sa première pétition. « J'ai fait le choix de l'honnêteté et de la transparence lors d'un conseil d'école, en disant qu'au vu des restrictions économiques et des budgets déjà votés, je ne pouvais pas promettre de travaux immédiats en deux mois », assume-t-elle.

Pour répondre à cette urgence, la municipalité a lancé un projet expérimental basé sur un système d'air brassé. Cet été, trois classes tests ont été équipées, une par école : à Lakanal, à Pasteur et à Varda. « Les études montrent que ces brasseurs d'air font baisser significativement la température de plusieurs degrés pour un coût maîtrisé, évitant d'installer des climatiseurs », précise l'élue. Le système est opérationnel pour cette rentrée, et ses effets réels seront analysés. En parallèle, des rideaux occultant thermiques ont été installés à l'école maternelle Langevin et dans une classe de l'école Pasteur. Chaque groupe scolaire dispose par ailleurs d'au moins une salle entièrement climatisée, et des ventilateurs équipent les classes, même si les modèles plus anciens peuvent être bruyants.

Un chiffrage attendu pour la fin d'année

Le coût global de la rénovation énergétique des écoles est en cours d'évaluation. Un comité de pilotage réunit les techniciens des services « bâtiments et espaces verts », les élus, et à terme les chefs d'établissement et les représentants des parents d'élèves. « C'est la grande priorité du mandat. Nous devrions disposer d'un chiffrage précis d'ici la fin d'année », indique Manon Barbet.

Concernant l'école Jean-Macé, dont le projet initial manquait d'ambition écologique, la ville s'est laissé l'opportunité de l'améliorer pour en faire une réalisation modèle. L'objectif reste une livraison pour la rentrée 2028, avec un budget de 7 M€.

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Enfin, sur la cantine, l'élue écarte tout retour en régie municipale. « Gérer une cuisine centrale est un métier, avec des réglementations sanitaires et des contrôles. Notre prestataire privé actuel effectue un travail de qualité », affirme-t-elle. Le contrat d'appel d'offres a été renouvelé le 1er août pour une durée de 4 ans, jusqu'en 2030. La ville maintient ses engagements : minimum 20 % de produits bio dans les menus, 100 % des œufs issus de l'agriculture bio ou de filières durables, 27 % des achats alimentaires locaux. La cantine reste à 1 € pour les familles, garantissant « à beaucoup d'enfants au moins un repas complet et équilibré par jour ».