Mégafeu en Gironde : toujours contenu mais pas fixé
Mégafeu en Gironde : toujours contenu mais pas fixé

Le mégafeu qui a ravagé 42.000 hectares en Gironde n’est toujours pas fixé, samedi 1er août, mais il demeure contenu. Le lieutenant-colonel Eric Pitault, officier de communication du Sdis 33, a présenté un point de situation en fin de matinée, au lendemain d’une nuit « plutôt clémente ».

« Le feu n’est toujours pas fixé, il est toujours contenu, et nous travaillons pour justement aller vers un feu fixé dans les prochains jours », a-t-il déclaré lors d’un point-presse.

Des conditions météo « un peu plus favorables »

Selon le lieutenant-colonel, la météo offre un léger répit aux équipes d’intervention. « La nuit a été plutôt clémente. Les conditions météo nous sont un peu plus favorables, même si on reste dans une période qui est compliquée », a-t-il indiqué. Les températures restent élevées, la sécheresse persiste et les végétaux demeurent secs. Toutefois, « le vent, pour l’instant, nous laisse un peu de répit », ce qui facilite les opérations.

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Dans le vocabulaire des sapeurs-pompiers, un incendie est dit « contenu » lorsqu’il ne progresse plus au-delà de son périmètre, tandis qu’il est « fixé » lorsque tous les foyers sont éteints et qu’aucune reprise n’est à craindre. Cette distinction explique la prudence des autorités, qui maintiennent une surveillance active sur les zones sensibles.

Un périmètre stable selon la préfecture

Dans un point de situation diffusé avant 09H00, la préfecture de la Gironde a fait état d’une « situation stable » et d’un feu contenu « dans son périmètre malgré des secteurs actifs persistants ». Les communes de Lège, Le Porge, Lacanau, Le Temple et le camp de Souge restent particulièrement surveillées, selon le communiqué.

Les pompiers doivent notamment composer avec des « points chauds » situés sur le littoral atlantique, entre Lège-Cap-Ferret et Lacanau. Ces secteurs dunaires, en raison de leur relief accidenté, rendent l’accès difficile et le traitement des lisières plus complexe.

Le retour massif des évacués

La préfète de la Gironde, Sophie Brocas, a annoncé que près de 200.000 personnes ont pu rentrer chez elles, sur un total de 220.000 déplacés depuis le début de l’incendie. Il s’agit du sinistre le plus vaste en superficie en France depuis 1949. Les habitants d’Arès, sur le littoral du bassin d’Arcachon, ont obtenu de regagner leur domicile à partir de 14H00 samedi, indique la mairie.

Les défis des zones dunaires

Le lieutenant-colonel Pitault a expliqué que « le traitement des lisières » et des points chauds constitue la priorité du jour. « C’est ce qui va nous occuper encore aujourd’hui le plus, avec des difficultés pour le traitement des lisières, le traitement des points chauds, dans la mesure où on se retrouve dans un secteur dunaire avec du dénivelé », a-t-il précisé.

Un « point chaud » désigne une zone où le feu couve encore, souvent dans les racines ou les sols tourbeux, avec un risque de reprise. Leur traitement est essentiel pour empêcher toute résurgence. Une « surveillance active » est donc maintenue sur ces zones, où les accès sont parfois délicats pour les véhicules de secours.

Le travail de noyage des points chauds doit se poursuivre avant que le feu puisse être déclaré fixé. Les pompiers restent mobilisés pour sécuriser les lisières et traiter les zones encore actives, dans l’espoir d’obtenir une fixation complète dans les prochains jours.

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