Marcheprime : le feu, tel un boxeur à genoux, doit être terrassé
Marcheprime : le feu, tel un boxeur à genoux

L'incendie qui a dévasté 1 200 hectares de forêt à Marcheprime (Gironde) est désormais en phase de stabilisation. « Le feu est comme un boxeur qui a un genou à terre. Il faut le faire tomber définitivement », a déclaré le colonel Jean-Michel Dupont, commandant des opérations de secours, lors d'un point presse ce lundi 27 juillet 2026.

Un dispositif colossal mobilisé

Près de 800 sapeurs-pompiers, appuyés par six avions bombardiers d'eau et deux hélicoptères, ont lutté sans relâche depuis le départ de feu vendredi soir. Les températures caniculaires et les vents violents ont compliqué la tâche, mais les largages aériens ont permis de freiner la progression des flammes. « Nous avons réussi à protéger les zones habitées. Aucune habitation n'a été touchée », a précisé le colonel Dupont.

La préfecture de la Gironde a levé l'ordre d'évacuation qui concernait 300 habitants du secteur. Ces derniers ont pu regagner leur domicile dans la soirée de dimanche. Une enquête est ouverte pour déterminer l'origine du sinistre, qui pourrait être accidentelle.

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Un bilan écologique lourd

Au-delà des hectares brûlés, ce sont des écosystèmes entiers qui sont affectés. La forêt de pins maritimes, typique de la région, mettra des décennies à se régénérer. « C'est une catastrophe pour la biodiversité locale. Des espèces protégées comme le faucon crécerelle ont perdu leur habitat », a déploré Marie Lambert, présidente de l'association de défense de l'environnement de la Gironde.

Les autorités appellent à la prudence : des foyers résiduels subsistent. Des patrouilles de surveillance sont maintenues sur le terrain. La circulation sur l'autoroute A63, interrompue samedi, a été rétablie dans les deux sens.

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