L'Argentine enquête sur les premiers cas mortels de hantavirus sur le Hondius
Les autorités sanitaires argentines tentent de retracer le parcours des deux premiers passagers décédés du hantavirus avant leur embarquement sur le navire de croisière Hondius. Ces deux personnes, dont les identités n'ont pas été divulguées, sont mortes après avoir contracté le virus, probablement lors de leur séjour à terre avant le départ du bateau. L'objectif est de déterminer où et comment elles ont été infectées, afin d'éviter une propagation plus large.
Une enquête minutieuse
Les enquêteurs interrogent les proches des victimes, consultent les registres d'hôtels et analysent les déplacements dans les régions visitées avant l'embarquement. Le hantavirus, transmis par les rongeurs, provoque une maladie respiratoire grave. Les premiers symptômes ressemblent à ceux de la grippe, mais peuvent évoluer rapidement vers une détresse respiratoire. L'Argentine a déjà connu des épidémies de hantavirus dans le passé, notamment dans la région de la Patagonie.
Un navire sous surveillance
Le Hondius, un navire de croisière polaire, a été placé en quarantaine après la découverte des cas. Les autres passagers et membres d'équipage sont sous surveillance médicale. Les autorités sanitaires internationales, dont l'Organisation mondiale de la santé, suivent la situation de près. Le gouvernement argentin a renforcé les mesures de prévention, notamment la désinfection des zones à risque et la sensibilisation des voyageurs.
Un précédent inquiétant
Cette affaire rappelle l'épidémie de hantavirus survenue en 2018-2019 dans la station de ski d'Epuyén, en Argentine, qui avait fait plusieurs morts. Les autorités avaient alors dû confiner la ville pour endiguer la propagation. La situation actuelle soulève des questions sur les protocoles de santé à bord des navires de croisière, qui naviguent souvent dans des régions isolées où l'accès aux soins est limité.
Les experts appellent à une vigilance accrue et à une meilleure coordination internationale pour prévenir de futures épidémies. En attendant, les familles des victimes réclament des réponses et une enquête transparente sur les circonstances de la contamination.



