Le 27 avril 2017 restera une date noire pour l'agriculture de la Nouvelle-Aquitaine. Un gel d'une intensité exceptionnelle, avec des températures descendant jusqu'à -5 degrés, a causé des dégâts considérables dans toute la région. Cet épisode est le plus grave depuis celui d'avril 1991.
Des dégâts massifs dans le vignoble
Dans le vignoble de Cognac, la situation est dramatique : 25 000 hectares, soit un tiers des surfaces, sont touchés. Une grande partie de la récolte est déjà perdue, au moment où les ventes de cognac connaissaient une belle dynamique. En Gironde, premier département viticole de France, toutes les appellations sont affectées, du Médoc à Pomerol, du Sauternais au Blayais. Selon les communes, les pertes varient de 20 à 100 % de la récolte. Pour de nombreuses exploitations, c'est une année sans revenu, une véritable catastrophe.
Vergers et autres cultures également touchés
En Dordogne et dans le Lot-et-Garonne, les vergers ont également souffert. Les arbres fruitiers, en avance pour la saison, ne produiront pas comme espéré. Dans les Landes et en Armagnac, des dégâts hétérogènes sont signalés sur plusieurs productions.
Les conséquences à long terme
Au-delà des pertes immédiates, ce gel sévère affaiblit les plantes pour les années à venir. Si de nouveaux bourgeons peuvent parfois offrir une seconde chance, leur développement sera plus capricieux.
Trois chantiers urgents
Face à cette situation, trois actions prioritaires sont engagées. D'abord, une estimation plus précise des dégâts est nécessaire, avec des réunions entre professionnels et pouvoirs publics pour envisager des aides gouvernementales. Ensuite, il faut faire jouer les assurances, même si le coût des contrats rebute de nombreuses exploitations, surtout les plus fragiles économiquement. Enfin, dans les parcelles, l'espoir repose sur de nouveaux bourgeons, mais leur développement reste incertain.
Cet épisode rappelle la vulnérabilité de l'agriculture face aux aléas climatiques et la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention et d'indemnisation.



