À Biscarrosse, le retour des habitants dans un quartier ravagé par le feu
Biscarrosse : retour des habitants après l'incendie dévastateur

Ce mardi 28 juillet 2026, malgré les consignes préfectorales interdisant l'accès, plusieurs habitants évacués du quartier En Bergoin à Biscarrosse ont forcé les barrages filtrants pour revenir voir leurs maisons. Ce qu'ils ont trouvé n'est que désolation.

Le retour dans un quartier sinistré

L'agitation renaissante du centre-ville de Biscarrosse ferait presque croire à une journée ordinaire. Mais les banderoles blanches flottant dans les rues pour remercier les pompiers, la fumée grisâtre surplombant la station balnéaire des Landes et les regards inquiets des habitants derrière les vitres trahissent l'incendie survenu jeudi 23 juillet et fixé lundi 27 juillet en fin de journée.

À l'entrée du quartier En Bergoin, dans le nord-est de cette commune de quelque 15 000 habitants hors saison, une odeur âcre flotte dans l'air. Des équipes de la ville déplacent des débris, tandis que quelques voitures tournent à la hâte. Les gendarmes filtrent l'accès, mais certains habitants, comme Martine, Jean-Pierre et Nicolas, sont parvenus à passer.

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Des habitations réduites en cendres

Le feu a particulièrement sévi dans ce secteur. En cinq jours, l'incendie des Landes a détruit près de 200 bâtiments, dont de nombreuses habitations. La maison familiale de Martine, Jean-Pierre et Nicolas a été entièrement ravagée. « C'est l'apocalypse, tout a brûlé autour de nous », a déclaré Nicolas, la voix tremblante, en contemplant les décombres fumants.

Selon les autorités, 190 bâtiments ont été touchés, soit environ 15% du quartier. Les pompiers ont lutté jour et nuit pour protéger les zones encore épargnées, mais la violence des flammes, attisées par un vent fort et une sécheresse record, a rendu leur tâche difficile.

L'émotion des habitants

Martine, 62 ans, habitait cette maison depuis trente ans. « On a tout perdu, les souvenirs, les photos, les meubles de ma mère. Il ne reste rien », confie-t-elle, les larmes aux yeux. Jean-Pierre, son frère, tente de récupérer quelques objets métalliques tordus par la chaleur.

Le maire de Biscarrosse a annoncé l'ouverture d'un centre d'accueil psychologique et la mise en place d'une cellule d'indemnisation. Mais pour ces habitants, l'heure est surtout au constat. « On ne savait pas si on reviendrait un jour. Maintenant, on sait. Il faut tout reconstruire », ajoute Nicolas.

Les autorités rappellent que le quartier reste dangereux en raison de possibles effondrements et de la présence de cendres toxiques. Pourtant, de nombreux habitants ont choisi de braver l'interdiction, poussés par l'urgence de voir ce qu'il reste de leur vie.

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