Trois bébés fossas sont nés il y a trois mois au Lakeland Wildlife Oasis, à Milnthorpe, au Royaume-Uni. Dimanche, le zoo a présenté pour la première fois les trois petits sur les réseaux sociaux, et les visiteurs peuvent désormais les découvrir dans leur enclos, rapporte la BBC.
Des animaux plus proches des mangoustes que des félins
Les fossas ressemblent à des félins, mais sont en réalité plus proches des mangoustes. « Honnêtement, je pourrais rester assis à les regarder pendant des heures », a confié l'un des responsables du zoo. « Ce sont des petites bêtes vraiment formidables », a-t-il ajouté.
La conception des bébés n'a pas été une affaire simple. Le personnel du Lakeland Wildlife Oasis ne disposait que d'une fenêtre de quelques jours, durant la saison de reproduction, pendant laquelle les parents, Mango et Makira, acceptaient de se côtoyer.
Une reproduction orchestrée avec précaution
« Ils ont tendance à se montrer assez agressifs l'un envers l'autre, a indiqué le responsable. Le mâle et la femelle ne vivent généralement pas ensemble. » L'équipe du zoo a donc dû orchestrer leur rapprochement avec beaucoup de précaution.
Une situation stressante, mais le résultat - la naissance de trois bébés - vaut le coup pour Lakeland Wildlife Oasis. En effet, l'équipe était « aux anges » à la naissance des triplés. Les petits fossas sont décrits dans le communiqué du zoo comme « turbulents ». Ils passent leur temps à se chamailler et à grimper partout, mettant la patience de leur mère à rude épreuve.
Une espèce classée « vulnérable »
« Le seul moment où ils se calment, c'est quand ils dorment », a déclaré l'un des responsables du zoo. Comme tous les bébés de leur espèce, les triplés sont nés aveugles et sans dents. Ils atteindront leur maturité entre deux et quatre ans. Les fossas vivent généralement entre 15 et 20 ans.
La naissance des bébés de Lakeland Wildlife Oasis est considérée comme une « étape très importante pour la conservation des fossas ». On estime qu'il ne reste plus qu'environ 2.500 fossas à l'état sauvage. Ils sont également rares en captivité. Il n'y en a environ qu'une quinzaine dans les zoos britanniques. Originaires de Madagascar, ces animaux sont classés comme une espèce « vulnérable » par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).