DiCaprio et Bezos unissent leurs forces pour sauver 100 espèces
DiCaprio et Bezos unissent leurs forces pour la biodiversité

Leonardo DiCaprio et Jeff Bezos ont officiellement lancé le fonds Phoenix Species Project, doté de 200 millions de dollars, pour sauver 100 espèces en danger critique d'extinction dans 30 pays. Cette initiative, qui combine les ressources de la fondation Bezos Earth Fund et de l'acteur engagé, vise à protéger des mammifères, amphibiens, reptiles, oiseaux, poissons, invertébrés et plantes qui jouent un rôle clé dans leurs écosystèmes.

Le projet, initié dès 2021, a été concrétisé grâce à la collaboration de Lauren Sanchez, vice-présidente du Bezos Earth Fund, et du Dr Wes Sechrest, cofondateur de l'ONG Re:wild. D'autres partenaires comme Age of Union et la Todd Graves Family Foundation apportent également leur soutien financier et logistique.

Un fonds pour les espèces clés de voûte

Le Phoenix Species Project se concentre sur les espèces "clés de voûte", dont la disparition entraînerait l'effondrement de tout un écosystème. Selon le communiqué relayé par Variety, DiCaprio a souligné que "les espèces au bord de l'extinction sont souvent celles qui constituent le pilier de certains des écosystèmes les plus importants de la planète". Le fonds travaillera en étroite collaboration avec les peuples autochtones, les communautés locales, les gouvernements et les scientifiques pour mettre en œuvre des actions de conservation sur le terrain.

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Les fonds seront répartis entre la protection des habitats, la lutte contre le braconnage et le trafic d'espèces, et le soutien aux initiatives de restauration écologique. Le choix des 100 espèces a été fait en fonction de leur importance écologique et de leur niveau de menace, avec une attention particulière pour les régions à haute biodiversité comme l'Amazonie, le bassin du Congo et l'Asie du Sud-Est.

Le paradoxe écologique d'Amazon

Cette annonce intervient dans un contexte paradoxal : Amazon, l'entreprise fondée par Jeff Bezos, a publié le mois dernier son rapport sur les émissions de gaz à effet de serre, révélant une hausse de 16 % en un an, pour atteindre 80,85 millions de tonnes d'équivalent CO2. Cette augmentation est principalement due à l'expansion des infrastructures d'intelligence artificielle, ainsi qu'à la croissance des entrepôts et de la flotte logistique.

L'entreprise investit massivement dans l'IA, notamment via sa participation dans OpenAI (ChatGPT) et la construction de nouveaux centres de données. Selon un rapport de l'Institut pour l'eau, l'environnement et la santé de l'ONU, les centres de données ont consommé 4 500 milliards de litres d'eau en 2025, soit l'équivalent des besoins de plus de 600 millions de personnes en Afrique subsaharienne. Ce chiffre pourrait atteindre 9 milliards de mètres cubes d'eau douce d'ici 2030, sans compter la consommation électrique et les déchets électroniques.

Des critiques sur l'engagement écologique de Bezos

Des observateurs pointent du doigt le décalage entre les actions philanthropiques de Jeff Bezos et l'empreinte écologique de son entreprise. Si le Bezos Earth Fund a déjà engagé 10 milliards de dollars pour la lutte contre le changement climatique, les activités d'Amazon continuent de croître, alimentant les critiques sur l'efficacité réelle de ces initiatives.

Interrogé sur ce paradoxe, un porte-parole du fonds a rappelé que "la conservation des espèces est un enjeu urgent qui nécessite une action immédiate, indépendamment des autres secteurs". Il a également souligné que le Bezos Earth Fund soutient des recherches sur les solutions technologiques pour réduire l'empreinte carbone des centres de données.

Un espoir pour la biodiversité

Malgré ces contradictions, le Phoenix Species Project représente un espoir pour la biodiversité mondiale. Avec 200 millions de dollars, il pourra financer des programmes de protection sur le long terme, notamment dans les zones où les espèces sont les plus menacées. Les premiers projets devraient démarrer dès 2025, avec un suivi scientifique rigoureux pour mesurer l'impact sur les populations d'espèces ciblées.

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Leonardo DiCaprio, connu pour son engagement de longue date en faveur de l'environnement, a ajouté : "Lorsque nous protégeons ces espèces, nous protégeons également les forêts, les zones humides, les prairies et les océans dont elles dépendent." Une vision partagée par les scientifiques, qui espèrent que ce fonds inspirera d'autres milliardaires à investir dans la conservation.