Samedi 12 septembre, de midi à minuit, le centre nautique intercommunal de Saint-Affrique a accueilli le défi solidaire « Une nage pour nos étoiles ». Organisé par le Cercle des nageurs de Saint-Affrique (CNSA) avec le concours de la communauté de communes, l'événement a réuni 150 nageurs qui se sont relayés pendant douze heures. L'objectif était d'avoir au moins un nageur en continu dans la piscine, par relais, et il a été atteint. L'action a permis de récolter 1 105 € (entrées, buvette et dons), qui seront reversés à la section recherche sur les cancers pédiatriques de l'institut Gustave Roussy.
Un défi solidaire pour L'Étoile guerrière
Cette action ouverte à tous était au profit de l'association L'Étoile guerrière, qui œuvre pour lutter contre le cancer pédiatrique. « Au départ, on avait dans un coin de la tête le projet de réorganiser les douze heures de nage qui se faisaient à l'époque à Saint-Affrique, explique David Gallonnier, coprésident du CNSA avec Camille Cuq. On a décidé de les organiser pour une bonne cause avec l'association L'Étoile guerrière. C'est une association qui a été créée par une maman de Saint-Rome-de-Cernon suite au décès de sa fille atteinte d'un cancer pédiatrique. »
Les maîtres nageurs de la collectivité et du CNSA se sont succédé au fil des heures pour encadrer les participants. Au final, 150 nageurs se sont relayés durant douze heures, et l'action a permis de récolter 1 105 €, qui seront reversés à la section recherche sur les cancers pédiatriques de l'institut Gustave Roussy. Cet institut se définit comme le « 1er centre de lutte contre le cancer en France et en Europe, dans le Top 10 mondial des hôpitaux en cancérologie ».
Le témoignage émouvant de Cathy
Cathy, de Saint-Rome-de-Cernon, a eu une fille, Cassandre, qui est décédée en janvier 2024, à l'âge de sept ans, d'un gliome diffus invasif du tronc cérébral (GITC). « C'est un cancer rare de l'enfant qui touche 50 enfants en France par an. Il n'y a aucune survie possible. On nous donne des délais entre quelques heures et deux ans de vie maximum. Il n'y a toujours rien pour soigner ce gliome. Pour une première édition, c'est extraordinaire. On a eu quelqu'un dans le bassin tout le temps. C'est une magnifique chaîne du cœur. »
Récolter des fonds pour la recherche est un objectif, mais c'est aussi, avec les bénévoles, créer une grosse chaîne de cœur. « Moi, ce soir, je suis sur les petits nuages de voir tout ça, déclare Cathy avec émotion. Cela met des étoiles dans les yeux. Je trouve ça magnifique pour nos étoiles qui sont là-haut, comme ma fille. Mais aussi pour les petits guerriers qui se battent à l'heure actuelle. Je trouve géniale cette solidarité dans le Sud Aveyron. »
Un sujet tabou à briser
À travers cette action, Cathy souhaitait parler du cancer pédiatrique, un « sujet tabou. Pour les gens, l'enfant c'est la vie. Ce n'est pas le cancer. Quand on va en parler, on a souvent des portes qui se ferment ». Pour Cathy, de plus en plus de familles vivent des choses difficiles avec les différents types de cancers : « Les enfants sont de plus en plus touchés. On n'en parle pas et il faut en parler. Parce que les familles se sentent isolées, elles se sentent seules, et ce n'est pas normal. Cette action, c'est vraiment sensibiliser sur le cancer pédiatrique, faire savoir que cela existe, enlever le tabou, soutenir les familles. »
En France, un enfant sur 440 sera atteint d'un cancer avant ses 15 ans. 2 500 enfants et adolescents sont touchés chaque année en France. Pour 20 % d'entre eux, à l'heure actuelle, il n'existe pas de traitement pour les guérir. Leur seul recours : les progrès de la recherche (source gustaveroussy.fr).
Contact : association.etoileguerriere@gmail.com



