Un Gardois recrée un cockpit d'Airbus A320 chez lui pour des vols simulés
Un Gardois recrée un cockpit d'Airbus A320 chez lui

Voilà plus de 20 ans que Guillaume Saint-Dizier pilote des avions sans quitter le sol de sa maison des Mages, dans le nord du Gard. Dans une chambre, sous une mezzanine en bois, il a installé son impressionnant simulateur entièrement monté et configuré par ses soins. À chaque nouvelle mise à jour de Flight Simulator, une référence dans le monde des simulateurs de vol pour jeux vidéo, il gagne en compétences sans quitter le plancher des vaches. Aujourd'hui, il en est à plus de 1 000 heures sur simulateur.

Un passionné d'aéronautique

Pourtant, ce chauffeur de bus originaire du nord de la France est plus habitué au bitume, même si la mécanique et les grosses machineries l'ont toujours attiré. Un monde de passionnés qui l'a poussé à reproduire à l'identique un cockpit d'avion, bruits de moteurs, de passagers et annonces des hôtesses de l'air incluses. Quant au choix du modèle d'avion sur lequel il vole, il s'est vite imposé comme une évidence : "J'ai voulu rester sur Airbus, c'est le fleuron de l'aviation française. L'A320, c'est l'avion le plus courant dans la flotte mondiale et je l'aime beaucoup."

Une configuration technique impressionnante

Une grosse configuration informatique est nécessaire pour faire tourner ses six écrans et deux PC boostés aux RAM. Sans compter la multitude d'instruments de vol plus vrais que nature : altimètre, ordinateur de bord, pilote automatique… "On trouve ça sur internet à des prix divers. Il y a des sites pros qui proposent les mêmes produits mais beaucoup plus chers, d'autres où ils sont proposés à des prix plus abordables." L'ensemble lui a coûté plus de 2 500 €, un coût relativement limité grâce à ses talents de bricoleur puisqu'il a monté certains éléments lui-même, en s'équipant au fur et à mesure. "J'ai fait l'overhead (tout ce qui est au-dessus de la tête du pilote et qui commande les pompes à carburant, les lumières extérieures, l'air conditionné dans l'avion, NDLR) avec des cartes électroniques qu'on trouve sur internet en USB que j'ai ensuite programmées avec des logiciels. Il faut faire un peu de soudures et un peu d'informatique." Heureusement que les tutoriels existent. "Il y en a plein sur Internet !"

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Une passion dévorante

Une passion dévorante qui lui prend toutes ses soirées en semaine, soit environ 15 heures. "Les week-ends, ça reste familial. J'ai une vie de famille. Il faut savoir lever le pied de temps en temps, sinon j'y serai tout le temps." Lors de ses vols, il retrouve d'autres pilotes virtuels pour partager ensemble leur passion. "On se connecte en ligne et on fait des vols ensemble. Ça permet d'échanger sur des logiciels, des appareils." Pourtant, le quadragénaire a pris l'avion seulement deux fois dans sa vie. "La prochaine fois que je prends l'avion, je demanderai si je peux aller dans le cockpit !"

Une association pour partager

En montant le sien dans une chambre, l'ancien charcutier remarque les regards ébahis de son entourage et décide de monter une association : "Ça s'est fait sur un coup de tête. Je me suis dit pourquoi pas partager. D'où l'idée de monter une association et proposer des vols au public." Créée officiellement en juin dernier, l'association Aéro Gard Sim a pour vocation de promouvoir l'aéronautique virtuelle, permettre à des débutants ou des confirmés de venir tester le simulateur, mais également organiser des sorties et des animations : "J'aimerais bien qu'on aille à Aéroscopia." Soit le grand musée de l'histoire de l'aviation sur le site d'Airbus de Blagnac, près de Toulouse. Contact et renseignements : 06 27 05 54 59.

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