La récolte d'olives s'annonce aussi bonne, voire meilleure que l'année dernière, selon Luc Poulain d'Andecy, président de Promolive. L'association, qui valorise la production des particuliers, ouvrira son moulin le 26 octobre. Face à l'avance des olives, le président appelle les adhérents à ne pas s'affoler.
Une récolte prometteuse malgré la canicule
« Cette année, la récolte sera aussi bonne voire meilleure que l'année dernière. On avait fait 17 tonnes… Année qui était pourtant déjà une année exceptionnelle ! » se réjouit Luc Poulain d'Andecy. Le printemps a offert un climat idéal, avec un volume d'eau largement suffisant. En juillet, la chaleur a profité à l'olivier. « L'olivier s'est régalé », ajoute-t-il.
La canicule a toutefois duré. Certains adhérents ont arrosé pour sauver leur récolte, d'autres ont plus subi. Résultat : les olives sont en avance. « Certains adhérents commencent à s'affoler, mais ce n'est pas la peine », tempère le président.
Quand ramasser et que faire des olives tombées ?
La question clé est de savoir si la lipogenèse, le processus qui génère de l'huile, est achevée. « Plus on attend, plus l'olive sera chargée en huile », explique-t-il. En principe, il faut 9 kilos d'olives pour faire un litre d'huile. Mais l'an dernier, le ratio a varié : « On a commencé avec 7 kilos en début de saison et on a fini la saison avec 4,5 kilos pour un litre ! »
Quant aux olives qui tombent de l'arbre, pas de panique : « L'olivier se débarrasse de quelques-unes pour mieux s'occuper des autres », précise Luc Poulain d'Andecy.
La mouche de l'olive épargnée pour l'instant
La mouche de l'olive n'a pas sévi pour l'instant, car il a fait trop chaud. « Il y a eu une alerte en Provence, mais pas chez nous », indique le président. Certains moulins ont déjà ouvert cette semaine, mais Promolive ouvrira le 26 octobre.
Aujourd'hui, l'association compte 350 apports, en moyenne de 50 kilos. Les appels de nouveaux adhérents se multiplient : « Ils ont quelques arbres dans le jardin et ne veulent pas gâcher les olives. Ils vont nous amener 20 ou 30 kilos. C'est l'adhérent que je recherche. »
Organisation et projets pour Promolive
Les apports auront lieu tous les mercredis, sur inscription via un logiciel « un petit peu comme Doctolib ». L'an dernier, les bénévoles ont été débordés, avec une journée à trois tonnes d'apport. « Là, je limiterai cette année à deux tonnes par semaine », annonce Luc Poulain d'Andecy. Il ne prendra plus de nouvel adhérent depuis la fête de l'olivier, qui a eu lieu le 11 octobre.
Par ailleurs, Promolive forme cinq nouveaux mouliniers parmi ses adhérents pour réguler la pénurie. Côté locaux, l'association est toujours hébergée chez un administrateur, route de Sauve. Des discussions sont en cours avec la mairie de Nîmes et l'Agglo. « Sur le principe, Franck Proust avant, comme Vincent Bouget maintenant, sont d'accord », assure le président. Un lieu avait été trouvé dans la zone de Grézan, près du lycée agricole de Rodilhan. « La nouvelle équipe de Nîmes avait mis en avant l'oléiculture dans son programme. À l'Agglo, nous avons toujours le même vice-président, Michel Verdier, en charge de l'agriculture. Donc il y a une volonté politique, mais il faut que ça avance. Ce serait dommage, quand même qu'on parte de Nîmes ! »
Un engagement jusqu'en 2028
Luc Poulain d'Andecy propose sa succession en 2028, juste après la fête des 30 ans de Promolive, née en 1988. Pour célébrer cet anniversaire, des manifestations auront lieu tous les mois, avec des « Randolives » et des contes dans les comités de quartiers. « La force de Promolive, c'est que nous sommes actifs toute l'année », souligne-t-il.
En 2026, les assises de l'oléiculture familiale ont été une grande réussite, rassemblant des participants dans l'hémicycle de Nîmes métropole. Le modèle intéresse, avec des formations en Île-de-France. « Avec le réchauffement climatique, on va voir naître en France de plus en plus d'associations comme la nôtre », conclut-il.