Bus du cœur des femmes : prévention cardiovasculaire à Agen
Bus du cœur des femmes : prévention à Agen

Jusqu’au jeudi 7 mai, l’association Agir pour le cœur des femmes installe, pour la première fois à Agen, un véritable village dédié au dépistage des maladies cardiovasculaires. Plus de 300 femmes sont attendues.

Un parcours de prévention complet

« J’attends surtout de passer un électrocardiogramme. Quand j’ai voulu prendre rendez-vous chez un cardiologue, il y avait plus d’un an et demi d’attente… » Sylviane, la soixantaine joliment entamée, ne loupe pas un seul rendez-vous de prévention. Alors, quand, par une amie des Soroptimist, elle a entendu parler du Bus Agir pour le cœur des femmes, elle n’a pas hésité. La Lot-et-Garonnaise a suivi les deux heures de parcours, de l’entretien avec un addictologue à ce fameux électro. « Je croise les doigts quand même qu’il n’y ait rien… »

Installé depuis ce mardi 5 mai au Gravier à Agen, et jusqu’à jeudi soir, le Bus du cœur des femmes va accueillir 300 d’entre elles, vues par 120 professionnels de santé issus du territoire, « infirmières, médecins, pharmaciens locaux », précise Thierry Drilhon, cofondateur, avec le professeur Claire Mounier-Véhier, d’Agir pour le cœur des femmes. Dans un de ces bus, les femmes rencontrent les professionnels de santé. « La prévention n’est pas un sujet secondaire, c’est un choix de société », affirme Thierry Drilhon.

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Consultations avant l’été

L’association a été fondée en 2020. « Une jeune femme de 26 ans qui était passée sous tous les radars a perdu ses deux jambes à la suite d’un diagnostic tardif d’une maladie cardiovasculaire. Avec Claire Mounier-Véhier, qui l’avait vue en consultation, aux urgences de Lille, nous nous sommes dit que cela n’aurait jamais dû arriver. »

Aujourd’hui encore, cela arrive tous les jours. Sept femmes meurent chaque jour d’une maladie cardiovasculaire mal ou non diagnostiquée. « La médecine est encore trop genrée. Les signes d’un infarctus chez l’homme sont connus. Quand une femme dit qu’elle est fatiguée, qu’elle s’essouffle, on lui dit de se reposer. Pas de passer un électrocardiogramme », souligne l’ancien chef de grandes entreprises internationales. Les femmes prennent soin de la santé de leurs proches, pas de la leur. Alors, avec leurs équipes, ils remuent ciel et terre pour permettre au plus grand nombre de femmes de bénéficier de ce parcours de prévention.

Et après ? « Nous avons libéré des créneaux à la clinique et à l’hôpital avant l’été pour les femmes qui auraient besoin d’une consultation avec un cardiologue, un angiologue ou encore un gynécologue », témoignent les médecins partenaires. Car le risque, après un dépistage, est de faire retomber la pression. Chaque année, 200 femmes meurent d’une maladie cardiovasculaire. Depuis que le bus fonctionne, 28 000 femmes ont été examinées. « À chaque ville visitée, nous hospitalisons des femmes en urgence… »

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