Un demi-siècle, ce n’est pas rien. Surtout dans le monde de l’entreprise. Agen Fleurs, fondée en 1976, ne s’en vante pas et reste modeste et discret. À sa tête, Vincent Guiral, 43 ans, a succédé à son père Jean-Claude, lequel avait lui-même repris l’affaire de Jean, son géniteur. Ces deux derniers ont fait l’acquisition, il y a cinquante ans, de Martin Fleurs et ont créé Agen Fleurs.
Une expansion progressive
La boutique, doublée d’une activité de grossiste, se situait alors avenue Michelet. Aujourd’hui, elle est installée impasse Jean-Jaurès. Au fil des acquisitions, le réseau s’est étendu : deux autres boutiques en centre-ville, une à Bon-Encontre, une à Villeneuve-sur-Lot et une à Casseneuil. Vincent Guiral se concentre principalement sur l’activité grossiste, qui approvisionne les fleuristes indépendants de cinq départements limitrophes et représente la moitié du chiffre d’affaires de la société (17 employés). Sa sœur Julie gère, avec Élodie Prévot, le réseau de six boutiques. « Nous avons en fait repris les boutiques de clients qui partaient à la retraite », précise Vincent Guiral.
Le mois de mai, un pic d’activité
En ce mois de mai, l’entreprise connaît le traditionnel pic d’activité lié à la composition des gerbes commémoratives. « Il y a le 1er mai et le 8 mai, confirme Vincent Guiral. À cela, il faut ajouter la Fête des mères ainsi que les premiers mariages de l’année. Et tout ça, concentré sur quatre semaines, ça fait beaucoup. C’est donc un moment important pour nos clients fleuristes. »
Une tradition inchangée
En cinquante ans, cette histoire-là ne varie pas. Le commerce des fleurs n’a pas connu de grands bouleversements. « On est resté quand même sur une dimension assez traditionnelle, parce que la fleur est périssable, avance le patron d’Agen Fleurs. On ne peut pas faire n’importe quoi et puis l’e-commerce est pour ainsi dire inexistant. La fleur est un plaisir spontané. Les gens viennent pour se faire plaisir ou pour faire plaisir. On est proches de nos clients, on a cette chance-là. »



