Trambus à Rennes : design dévoilé, mise en service en 2027
Trambus à Rennes : design dévoilé, service en 2027

Rennes métropole a présenté ce jeudi l'identité visuelle de ses futurs trambus, des bus électriques à haut niveau de service qui remplaceront l'option d'une troisième ligne de métro. Quatre lignes de trambus seront déployées entre 2027 et 2030, avec un coût total estimé à 250 millions d'euros pour 55 kilomètres cumulés, contre 1,5 milliard d'euros pour les 14 kilomètres de la ligne B du métro, mise en service en 2022.

Un choix assumé de la fiabilité plutôt que du design spectaculaire

Le design extérieur du trambus, qui arbore une silhouette rectangulaire, a suscité quelques déceptions chez ceux qui espéraient un look futuriste. Nathalie Appéré, présidente de Rennes métropole, assume ce choix : « Nous avons préféré faire le choix d'un véhicule fiable, performant et confortable plutôt que de faire un choix de design. » Elle ajoute que pour l'usager, le trambus représentera « une nouvelle option dans l'offre de transport en commun, quelque part entre un métro et un bus ».

L'intérieur du véhicule mélange les codes des bus de Keolis et de la ligne B du métro. L'accent a été mis sur l'accessibilité pour les personnes âgées, fragiles ou en situation de handicap, avec notamment des barres blanches pour s'accrocher plutôt que de l'inox, et des sièges plus moelleux, comme l'explique Eric Diserbeau, directeur des transports à la métropole : « Les sièges seront plus moelleux, nous les avons testés. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des trambus 100 % électriques fabriqués dans la Meuse

Les 80 trambus commandés, pour un peu moins d'un million d'euros l'unité, sont fabriqués dans la Meuse par la société Daimler Buses. Ils seront 100 % électriques, avec des batteries fabriquées en Allemagne présentant un taux de recyclabilité de 94 %. Les véhicules, prévus pour durer dix-huit ans, sont compatibles avec le système de recharge aérien déjà déployé pour les bus de la filiale Mercedes. Tous seront équipés de la climatisation.

La métropole a opté pour un habillage extérieur bleu dégradé, inédit sur le réseau, avec un rétroéclairage nocturne. « Il doit être identifiable. Avec cette couleur, les voyageurs pourront facilement le repérer », précise Eric Diserbeau. À l'intérieur, les sièges seront bleus, avec des touches de jaune rappelant la ligne B du métro.

Des services proches du métro pour les usagers

La principale différence avec les bus actuels résidera dans les montées et descentes : elles seront possibles par les quatre portes, contre une montée par l'avant obligatoire dans les bus classiques. Circulant sur des voies dédiées dans 60 % des cas, ou comme véhicule prioritaire, le trambus devrait offrir une régularité supérieure à celle d'un bus classique.

La métropole promet un trambus toutes les quatre à huit minutes en heure de pointe, avec une amplitude horaire plus proche de celle du métro que des lignes urbaines. « Les lignes seront adossées à des parkings-relais. Ce sera un vrai service supplémentaire pour les automobilistes », ajoute Valérie Faucheux, vice-présidente déléguée aux mobilités.

Les lignes T1 et T2 seront opérationnelles fin 2027 et début 2028, avec une livraison finale prévue en 2030. La ligne T2 reliera Cesson-Sévigné à Vezin-le-Coquet, et le tracé des quatre lignes pourrait encore évoluer à la marge à Bruz et Saint-Grégoire.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale