Le tribunal administratif de Rennes a condamné la commune de Bon-Repos-sur-Blavet (Côtes-d'Armor) à verser 9 800 euros d'indemnités à une ancienne agente de restauration victime d'un accident du travail. La décision, annoncée par nos confrères de France 3 Régions, a été rendue publique fin mai 2026.
Un accident aux conséquences lourdes
Tout commence en novembre 2017, lorsque cette agente de restauration se retourne le pouce droit en maniant une marmite en fonte. Une radio réalisée dans la foulée révèle que la torsion a provoqué une luxation puis, quelques interventions plus tard, les médecins lui diagnostiquent une algodystrophie. Aussi nommée syndrome douloureux régional complexe (SDRC), cette pathologie provoque des douleurs intenses et des perturbations dans une articulation et ses tissus environnants après une blessure ou une opération. Concrètement, "les doigts de l'intéressée sont bloqués en position de flexion et d'enroulement, l'ensemble des doigts étant raide", reformule en d'autres termes le tribunal administratif de Rennes.
La justice écarte sa demande de dédommagement
La plaignante réclamait 465 000 euros de dédommagement pour couvrir des frais d'assistance et la perte d'activités comme la chasse, la pêche et la course à pied. Les juges ont rejeté ces demandes, soulignant une autonomie préservée et que la plaignante n'avait "produit aucun élément de nature à établir qu'elle pratiquait la pêche et la course à pied". Le tribunal a retenu uniquement le surcoût lié à l'achat d'un véhicule à boîte automatique, déclarant qu'elle "n'apportait aucune précision sur les gestes pour lesquels elle aurait eu besoin d'une assistance".
Une expertise complémentaire à venir
Une expertise complémentaire doit fixer la date de consolidation de son état de santé afin d'évaluer ses "déficits fonctionnels temporaire et permanent, ses souffrances endurées et ses préjudices esthétiques".



