À Agde, les apiculteurs Delphine Sanchez et Franck Meunier, de la miellerie Max et Phinou, ont fondé l'association « Agde bee happy » afin de lever des fonds pour financer la destruction des nids de frelons asiatiques, un prédateur qui menace leurs ruches. L'opération, réalisée par des professionnels, coûte près de 200 euros par nid, et la pression s'intensifie de fin août à début novembre.
Un été plutôt clément pour les abeilles
Malgré les épisodes de canicule successifs, les abeilles des ruchers de la miellerie Max et Phinou, répartis sur la commune d'Agde et au-delà, ont plutôt bien traversé l'été. « Malgré la chaleur, on a eu de belles récoltes », reconnaît Delphine Sanchez. « Les abeilles ont mieux supporté les températures de l'été que les pluies de l'hiver dernier. Car dans la ruche, l'ennemi, c'est vraiment l'humidité », précise-t-elle.
Les propriétaires de la miellerie soulignent que la chaleur est moins problématique que l'humidité pour leurs colonies. Ce constat rassurant ne doit toutefois pas occulter l'autre menace qui pèse sur les abeilles : le frelon asiatique.
Le frelon asiatique, un prédateur actif jusqu'en novembre
Depuis plusieurs années, le frelon asiatique décime les colonies d'abeilles, aussi bien en garrigue que sur des parcelles de terrains plus ou moins entretenues par leurs propriétaires à Agde. Ces derniers n'ont souvent pas l'idée de lever les yeux au ciel pour vérifier la présence d'un nid, pourtant visible de loin.
« À partir de maintenant et jusqu'au début du mois de novembre, on peut dire que c'est l'apogée de l'activité du frelon asiatique », explique Delphine Sanchez. La pression s'accentue donc sur les ruches, et les apiculteurs sont en première ligne pour constater les dégâts. « Quand on sait qu'un seul nid peut contenir 5 000 à 6 000 individus », cela situe l'ampleur du problème, ajoute-t-elle.
« Agde bee happy » pour financer la destruction des nids
Face à ce fléau, Delphine Sanchez et Franck Meunier ont décidé de créer l'association « Agde bee happy ». L'objectif est de lever des fonds, auprès des entreprises et des particuliers, afin de financer la destruction des nids par des professionnels, une opération qui coûte près de 200 euros.
« On aimerait avoir un peu plus de temps pour démarcher les donateurs potentiels, mais on a déjà reçu de l'aide », note Delphine. Dernier coup de main en date, le don par la société IP Mirador d'un monoculaire à vision thermique, qui permet de détecter les nids de frelons via la chaleur qu'ils dégagent, à travers les feuillages. La guerre est déclarée contre ce prédateur envahissant.



