Un maire en colère contre le syndicat des transports
Le maire de Rians, Nicolas Brémond, a exprimé son mécontentement lors du dernier conseil municipal, estimant que sa commune ne tire pas suffisamment profit du Syndicat intercommunal des transports du Haut Var (SITHV). Selon lui, la compétence transport scolaire, désormais assurée par la Région Sud via le service ZOU, rend la contribution au syndicat « redondante ».
Historique du SITHV
Créé en 1959 sous le nom de syndicat intercommunal des transports scolaires du collège de Barjols, le SITHV a été rebaptisé en 2002 après l'ouverture du collège de Vinon-sur-Verdon. Il regroupe 14 communes et a pour mission le transport scolaire vers les deux collèges, les sorties périscolaires et extrascolaires, ainsi que les transports pour les associations et établissements publics.
Des services jugés insuffisants
Nicolas Brémond souligne que la ligne utilisée par les collégiens de Rians est déjà assurée par la Région. « La commune bénéficie marginalement de sorties scolaires, ce qui ne suffit pas nécessairement à justifier le maintien d’une contribution calculée au prorata du nombre de collégiens », a-t-il déclaré. En 2025, Rians a dû recourir à des prestataires privés pour 16 000 euros, en plus de la participation de 23 625 euros versée au SITHV pour 189 collégiens.
Redondance avec la communauté de communes
Le maire rappelle que la compétence mobilité relève désormais de la Communauté de communes Provence Verdon (CCPV). « Il est nécessaire de clarifier l’exercice de cette compétence devenue redondante, plutôt que le maintien d’un syndicat inclus dans le périmètre communautaire », a-t-il insisté. Il ne s’agit pas d’un simple refus de payer, mais d’une discordance entre l’objet statutaire du syndicat, le service rendu et le calcul de la contribution.
Vers une action en justice
Nicolas Brémond a informé le conseil municipal qu’il entendait mener cette action « jusqu’au tribunal », prévenant que la procédure « sera longue ». Par ailleurs, il est intervenu auprès de la Région Sud pour demander le maintien de la ligne Rians/Jouques, jugée « indispensable pour les étudiants qui se rendent à Aix, ainsi que pour les personnes non véhiculées » et les personnes âgées. La décision finale n’est pas encore prise, mais la municipalité et la CCPV suivent le dossier de près.



