Canicule : jusqu'à 55°C en 2049 si rien ne change
Canicule : jusqu'à 55°C en 2049 si rien ne change

Dans une tribune publiée dans Libération, le philosophe et spécialiste des questions climatiques Nathanaël Wallenhorst alerte sur les conséquences du réchauffement climatique en France. Selon lui, si aucune mesure n'est prise, les pics de chaleur pourraient atteindre 55 degrés Celsius dès 2049. Cette projection, basée sur les modèles du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), dépasse les prévisions actuelles de Météo-France, qui évoquent un maximum de 50°C à l'horizon 2050.

Une accélération du réchauffement sous-estimée

Wallenhorst estime que les scénarios du GIEC, même les plus pessimistes, sont encore trop optimistes. Il souligne que les émissions de gaz à effet de serre continuent d'augmenter et que les boucles de rétroaction positives, comme la fonte du pergélisol, accélèrent le réchauffement. "Les 55°C ne sont pas une fatalité, mais ils deviennent probables si nous ne changeons pas radicalement nos modes de vie", écrit-il.

L'auteur rappelle que la canicule de 2003, qui avait fait près de 15 000 morts en France, avait atteint 44,1°C à Nîmes. Avec 55°C, les conséquences sanitaires seraient catastrophiques, notamment pour les personnes âgées et les enfants.

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Des mesures radicales nécessaires

Pour éviter ce scénario, Wallenhorst préconise une réduction drastique des émissions de CO2, une transition énergétique accélérée et une adaptation des villes. Il appelle à une "mobilisation générale" comparable à celle de la Seconde Guerre mondiale. "Il ne s'agit pas de faire des petits gestes, mais de repenser en profondeur notre rapport à l'énergie et à la consommation", insiste-t-il.

Le philosophe critique également l'inaction politique, pointant du doigt les promesses non tenues des gouvernements successifs. Il cite le rapport du Haut Conseil pour le climat, qui estime que la France n'est pas sur la bonne trajectoire pour atteindre ses objectifs de réduction des émissions.

Un appel à la responsabilité collective

Wallenhorst conclut en appelant chaque citoyen à se mobiliser, mais aussi les entreprises et les collectivités. "Nous avons encore le choix, mais le temps presse. Chaque dixième de degré compte", écrit-il. Il espère que son message, aussi alarmiste soit-il, pourra susciter une prise de conscience et des actions concrètes.

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