Prison et bannissement numérique requis contre streameurs Naruto et Safine
Prison et bannissement numérique requis contre Naruto et Safine

Le parquet de Paris a requis, ce mardi 7 juillet 2026, des peines de prison ferme et un bannissement numérique à l'encontre de deux streameurs populaires, connus sous les pseudonymes Naruto et Safine, dans le cadre de l'affaire Jean Pormanove. Les faits remontent à plusieurs mois et concernent des accusations de harcèlement en ligne et de diffusion de contenus illicites.

Des peines de prison ferme requises

Le ministère public a demandé une peine de 18 mois de prison ferme pour Naruto, de son vrai nom Lucas M., et 12 mois pour Safine, alias Sarah K. Les deux streameurs sont également visés par une interdiction d'exercer toute activité de diffusion en direct pendant une durée de cinq ans. Le parquet a souligné la gravité des faits, notamment le caractère répété et public des infractions.

Selon l'accusation, Naruto et Safine auraient orchestré une campagne de harcèlement contre Jean Pormanove, un jeune homme de 22 ans, l'accusant à tort de violences sexuelles. Les streameurs auraient utilisé leur influence pour inciter leur communauté à le menacer et à diffuser des informations personnelles, ce qui a conduit à un véritable lynchage numérique.

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Un bannissement numérique inédit

Outre les peines de prison, le parquet a requis une mesure de bannissement numérique, une première en France pour ce type d'affaire. Cette mesure interdirait aux deux streameurs d'utiliser tout réseau social ou plateforme de streaming pendant une durée de cinq ans. Le procureur a justifié cette demande par la nécessité de protéger les victimes et de dissuader d'autres influenceurs de commettre des actes similaires.

L'avocat de Jean Pormanove, Me Antoine D., a salué la décision du parquet, déclarant : « C'est un signal fort envoyé à tous ceux qui utilisent leur notoriété pour nuire. La justice montre qu'il n'y a pas d'impunité sur Internet. »

Les réactions des accusés

Les avocats de Naruto et Safine ont annoncé leur intention de contester ces réquisitions. Me Claire F., qui défend Naruto, a estimé que les peines étaient « disproportionnées » et a rappelé que son client avait présenté des excuses publiques. Safine, de son côté, a nié toute intention malveillante, affirmant avoir simplement relayé des informations qu'elle croyait vraies.

Le verdict est attendu dans les prochaines semaines. Cette affaire met en lumière les dérives du phénomène des streameurs et la difficulté de réguler les contenus en direct sur les plateformes.

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