Chaque dernier vendredi du mois, de 20 h 30 à minuit, le parking du Super U de Pégomas se transforme en véritable salon automobile dédié aux marques nippones. Subaru, Toyota, Nissan, Mitsubishi : des dizaines de modèles s'y alignent, attirant curieux et passionnés venus de toute la région.
Une association née d'une passion ancienne
À l'origine de ce rendez-vous, l'association Kurum Azura, créée officiellement en 2019 mais dont l'histoire remonte à plus de quinze ans. Ses coprésidents, Thomas et Jiliane, expliquent : « Les voitures japonaises représentent une culture à part entière, fortement popularisée par Need for Speed Underground ou Forza Motorsport. Au Japon, la culture du drift en montagne (le Tōge) est ancrée dans les gènes. Ce sont des véhicules globalement très fiables et facilement modifiables, à l'image de la Toyota Supra ou de la Nissan GTR. »
Un cadre sécurisé pour partager
Interdiction formelle des burns, drifts ou rupteurs : l'objectif est simplement d'exposer et d'échanger. Les organisateurs, avec l'accord du supermarché et de la mairie, veillent à ce que tout se déroule dans le respect des lieux. Quatre membres de l'équipe assurent l'accueil, l'orientation des véhicules et la surveillance. Coralie, nouvelle recrue depuis mars, raconte : « J'ai quitté la région parisienne il y a six ans, où j'organisais déjà des rassemblements de Japonaises, toujours de jour. »
Marion, venue avec son fils, en est à sa deuxième visite : « J'étais venue le mois dernier pour la première fois. Je les suivais déjà depuis un moment en tant que passionnée de voitures et de motos japonaises. J'adore cet univers depuis que j'ai 20 ans, c'est un moment de détente d'être ici. »
Des modèles rares et des rêves réalisés
Parmi les participants, Coralie expose fièrement sa Mitsubishi Lancer Evolution 4 : « Commercialisée uniquement au Japon. C'est la voiture dont je rêve depuis plus de douze ans ! » De son côté, Marlon a ramené d'Allemagne sa Toyota Celica ST165 turbo de 1988, éditée à moins de 3 000 exemplaires en Europe. « Elle a 80 000 km et sur le marché mondial, il n'y en a que six à vendre actuellement », précise-t-il. Fils de carrossier peintre, il espère créer sa société d'achat-revente de voitures restaurées.
Un réseau pour trouver des pièces introuvables
Ces rassemblements sont aussi l'occasion de dénicher des pièces rares. Marlon ajoute : « Si, aujourd'hui, nous recherchons une pièce spécifique, on est sur des prix parfois exorbitants. Pour le moteur, cela peut être entre 5 000 et 7 000 euros. Pour un bas de caisse, on n'en trouve plus. Il faut faire jouer les contacts. »
En moyenne, un peu moins d'une centaine de voitures japonaises se réunissent chaque mois. Les participants viennent parfois de départements limitrophes, déambulant entre les allées, certains ouvrant les capots, d'autres prenant des photos. Kamila, photographe de l'association sous le nom de Viatre, immortalise ces instants.
Pour les curieux, l'ambiance est décrite comme « bonne ambiance même si tu t'y connais pas en voiture. On a parfois des petits couples de personnes âgées qui viennent juste pour faire leurs petites balades », selon les organisateurs.
Les prochains rendez-vous sont annoncés sur le site web et la page Instagram de Kurum Azura.



