Ligne Alès-Bessèges : 459 avis favorables pour la réouverture
Ligne Alès-Bessèges : 459 avis favorables à la réouverture

La réunion de clôture de l'enquête publique pour la réouverture de la ligne ferroviaire Alès-Bessèges, dans le Gard, a révélé un soutien massif : 459 avis favorables contre 98 défavorables. Les résultats ont été présentés mardi 4 août dans la salle Le Tremplin de Saint-Ambroix, devant une soixantaine de personnes.

Une enquête publique très suivie

La commissaire enquêtrice, Nicole Pulicani, a ouvert la séance en rappelant que l'enquête, portant sur la phase 1 entre Alès et Saint-Ambroix, a duré trois mois. Le dossier numérique a été consulté 6 013 fois et téléchargé 1 177 fois. Au total, 557 observations ont été recueillies, dont 459 favorables au projet.

Les opposants ont principalement invoqué le coût (51 avis), la préférence pour une voie verte (23), des doutes sur la fréquentation (25) ou une alternative par bus (21). La commissaire enquêtrice doit remettre son rapport à la préfecture sous trois semaines.

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Un investissement jugé durable

Le coût de la phase 1 est évalué à 40 millions d'euros, pour une réfection totale de la voie ferrée, y compris les ouvrages d'art. Carole Beaudroit, chargée d'opération au conseil régional, a souligné qu'il s'agit d'un « investissement durable », avec une durée de vie de 50 ans, soit un coût annuel de 800 000 euros. Elle a comparé ce montant à celui d'une route départementale, dont la durée de vie n'est que de 30 ans.

La voie verte écartée

L'option d'une voie verte a été rejetée, car elle ne permettrait pas d'améliorer le temps de parcours entre Saint-Ambroix et Alès. Le train mettrait 25 minutes, contre 40 minutes en voiture aux heures de pointe et environ une heure à vélo. De plus, les deux lignes de bus existantes sont « peu empruntées par les actifs, surtout par les scolaires », a précisé Carole Beaudroit.

Des prévisions de fréquentation encourageantes

L'étude prévoit entre 650 et 750 voyageurs par jour en semaine scolaire, avec sept allers-retours quotidiens. Une part importante d'actifs pourrait se reporter sur le train. Jean-Luc Gibelin, vice-président de la Région en charge des transports, a cité l'exemple de la ligne Montréjeau-Luchon, rouverte en 2025, avec une fréquentation « deux fois supérieure aux études initiales ».

« L'arrivée de la ligne, c'est une augmentation de la valeur des territoires qui est évidente », a-t-il déclaré, citant les exemples de Bagnols et Pont-Saint-Esprit. Le maire de Saint-Ambroix, Jean-Pierre De Faria, a assuré que la ville aurait « demain un pôle important ».

Des nuisances limitées grâce aux biocarburants

Les nuisances pendant les travaux seront « localisées et temporaires », selon Carole Beaudroit. La Région a opté pour des trains de nouvelle génération fonctionnant au biocarburant, ce qui réduira l'impact sonore et les vibrations. Un suivi environnemental de trente ans est prévu, avec des experts en chauves-souris et en ornithologie pour protéger les espèces pendant les travaux.

Prochaines étapes

Le rapport de la commissaire enquêtrice sera transmis à la préfète du Gard, Fabienne Decottignies. L'autorisation de travaux devra intervenir sous trois mois. Jean-Luc Gibelin prévoit de rencontrer la sous-préfète d'Alès, Lucie Roesch, le 10 août pour « connaître l'état d'esprit et le niveau des demandes ». Le calendrier prévoit une réouverture entre Alès et Saint-Ambroix en 2028, puis entre Saint-Ambroix et Bessèges en 2030. Gibelin a martelé que la réouverture des 31 km de voie ferrée « est bien l'engagement qui est pris ».

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