Les maires de Montpellier et de Barcelone, Michaël Delafosse et Jaume Collboni, ont signé une déclaration commune le 20 juillet 2026 pour exiger l'accélération de la ligne à grande vitesse (LGV) entre leurs deux villes. Ce projet, lancé en 1988, est bloqué depuis 13 ans sur la partie française, alors que le tronçon espagnol jusqu'à Perpignan est achevé depuis 2013.
Un signal politique fort
Réunis à Barcelone, les deux édiles ont insisté sur l'urgence de terminer ce maillon ferroviaire transfrontalier. « Ce projet représente un enjeu stratégique d’attractivité pour nos territoires respectifs, qui permettra à plus de deux millions de personnes de transiter entre les villes jumelles que sont Montpellier et Barcelone », ont-ils déclaré. La déclaration commune souligne que la LGV est soutenue par l'ensemble des institutions du bassin méditerranéen, notamment la Région Occitanie et la Generalitat de Catalogne.
Un enjeu européen de mobilité et de climat
Au-delà des gains de temps pour les voyageurs, les maires mettent en avant la dimension européenne du projet. La future infrastructure doit assurer la continuité du corridor ferroviaire reliant la péninsule Ibérique à Paris et à l'est du continent, tout en augmentant les capacités du réseau pour les voyageurs comme pour le fret. L'État français rappelle que la Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan constitue un maillon essentiel du réseau transeuropéen et contribuera à réduire les émissions liées aux transports. Selon la déclaration, les enjeux de la LGV « ne sont pas uniquement d’ordre économique mais également étroitement liés à notre engagement commun de placer la lutte contre le dérèglement climatique au centre de nos politiques publiques », en référence aux températures record enregistrées en Europe en juin 2026.
Renforcement du jumelage historique
La signature de cette déclaration s'est déroulée lors d'une rencontre bilatérale où les deux maires ont réaffirmé leur volonté d'approfondir le jumelage entre Montpellier et Barcelone, le plus ancien de la capitale catalane, datant de 1963. Ils souhaitent renforcer leur coopération dans les domaines des infrastructures, du sport, de la culture et de la lutte contre le changement climatique. La mémoire de l'architecte catalan Ricardo Bofill, créateur du quartier Antigone à Montpellier, a également été saluée lors de cette rencontre.



